‹ FablesChapitre 148 sur 172 · IL LA FORTUNE ET LE SAGE · texte numérisé non relu

IL LA FORTUNE ET LE SAGE

La Fortune, un jour courroucée Contre son plus cher favori.

Et par un caprice poussée, D*un sage visita Tabri.

« Ami, lui dit-elle, pardonne, Trop longtemps je t*ai négligé; Désormais pour toi j'abandonne L*ingrat qui fut mon protégé.

Fais trêve au labeur qui t'accable, La science est un vain trésor ; Vois, de mon urne inépuisable Pour toi vont couler des flots d*or.

— Je te rends grâces, ô déesse, Répond le sage, en souriant; Heureux sans avoir la richesse.

Le serais-je encore en Tayant?

Ton favori se désespère.

Pitié pour lui ; va Tembrasser :

De tes faveurs je n'ai que faire.

Et lui ne saurait s'en passer. »

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