IL LA FORTUNE ET LE SAGE
La Fortune, un jour courroucée Contre son plus cher favori.
Et par un caprice poussée, D*un sage visita Tabri.
« Ami, lui dit-elle, pardonne, Trop longtemps je t*ai négligé; Désormais pour toi j'abandonne L*ingrat qui fut mon protégé.
Fais trêve au labeur qui t'accable, La science est un vain trésor ; Vois, de mon urne inépuisable Pour toi vont couler des flots d*or.
— Je te rends grâces, ô déesse, Répond le sage, en souriant; Heureux sans avoir la richesse.
Le serais-je encore en Tayant?
Ton favori se désespère.
Pitié pour lui ; va Tembrasser :
De tes faveurs je n'ai que faire.
Et lui ne saurait s'en passer. »