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III. LE BREUVAGE DE L'IMMORTALITÉ

Un jour à Salomon, le plus puissant des rois, Un vieux nécromant juif, de science profonde, Disait : « Fils de David, si tu veux en ce monde Vivre éternellement, prends cette coupe et bois.

— Puis-je, dit Salomon, au bienfait du breuvage Faire participer tous ceux que je chéris?

— Non; la coupe est pour toi, pour toi seul. — A ce prix, Porte ailleurs tes présents, dit le monarque sage.

Quoil je verrais la mort me ravir tour à tour Mes enfants, mes amis, mon* peuple entier lui-même; Et moi, je passerais, plus triste chaque jour, Mon étemelle vie à pleurer ceux que j'aime !

Non, non, comme les miens je préfère mourir.

Je ne vivrais toujours que pour toujours souffrir. »

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