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LIVRE VI

Que ni mes goûts, ni mon plumage, À ton défi ne changent rien.

Voici le but : d*une aile agile

Il faut Tatteindre, oiseau moqueur;

M'injurier t'est plus facile,

Mais c'est me proclamer vainqueur. >

Il est, je crois, plus d'un bipède A qui ceci conviendrait fort :

Appeler Tinjure à son aide.

C'est reconnattre qu'on a tort.

Vm. LE FOU ET SA PLANTE.

Un pauvre fou, raconte un sage de la Chine,

Cultivait un aster en pot.

Désireux de le voir croître et fleurir plus tôt

Il en soulevait k racine,

La tirant de terre à moitié.

Qu'arriva-t-il? On le devine :

La plante, en peu de jours, avait séché sur pied.

Du portrait de ce fou tel qui rira peut-être. En y regardant mieux, pourrait s'y reconnattre. C'est en France surtout que, pressés de jouir. Nous semblons tous frappés d'un semblable vertige. Pas tant de hâte, amis ! Laissons grandir la tige,

Laissons la fleur s'épanouir ;

Le secret de la vie heureuse N*est pas dans cette ardeur haletante et fiévreuse :

L*bomnie sage, ami du repos,

Dans le temps ayant confiance,

Sur Tarbre de la patience Cueille, dans la saison, des fruits mûrs à propos.

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