‹ FablesChapitre 156 sur 172 · XII. LE LIS ET Lk VIGNE · texte numérisé non relu

XII. LE LIS ET Lk VIGNE

« De ton bois tortu, fendillé, Qui te donne Taspect d'un §ueux déguenillé,

Ta fleur chétive est vraiment digne. »

Ainsi le lis|superbe insultait à la vigne.

L*huinble cep lui répond : « Oui, tout manque à ma fleur,

Forme, parfum, grâce, couleur ;

Je le sais, mais je m^en console : , Bientôt, quand les débris de ta riche corolle Seront tombés, jouet des vents capricieux, Du soleil dans mes grains les flammes recelées En feront fermenter les sucs délicieux, Et le vin jaillira de mes grappes foulées.

Pour réjouir le cœur des hommes et des dieux. »

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