XIU. NI TROP HAUT, NI TROP BAS
« Sur ce chêne il faut que je ponde.
Disait un merle ; amis, voyez, Nul abri n'est plus sûr au monde. »
Il niche, il pond. L'orage gronde.
L'arbre et lo nid sont foudroyés.
Dans dos broussailles près do terre Bientôt le nid fut reconstruit.
Mais, hélas ! il ne dura guère :
Les vermisseaux lui font la guerre, Et rhumidité le détruit.
L*an d*après, Toiseau rendu sage
Le place, à moyenne hauteur,
Dans un buisson du voisinage. ^
Dieu bénit le petit ménage.
Qui connut enfin le bonheur.
Heureux cent fois celui qui t*aime, douce médiocrité I Aux orages du rang suprême Il échappe, et sait fuir de même Les rigueurs de la pauvreté.