‹ FablesChapitre 157 sur 172 · XIU. NI TROP HAUT, NI TROP BAS · texte numérisé non relu

XIU. NI TROP HAUT, NI TROP BAS

« Sur ce chêne il faut que je ponde.

Disait un merle ; amis, voyez, Nul abri n'est plus sûr au monde. »

Il niche, il pond. L'orage gronde.

L'arbre et lo nid sont foudroyés.

Dans dos broussailles près do terre Bientôt le nid fut reconstruit.

Mais, hélas ! il ne dura guère :

Les vermisseaux lui font la guerre, Et rhumidité le détruit.

L*an d*après, Toiseau rendu sage

Le place, à moyenne hauteur,

Dans un buisson du voisinage. ^

Dieu bénit le petit ménage.

Qui connut enfin le bonheur.

Heureux cent fois celui qui t*aime, douce médiocrité I Aux orages du rang suprême Il échappe, et sait fuir de même Les rigueurs de la pauvreté.

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