‹ FablesChapitre 29 sur 172 · XXIV. L'AGNEAU NOURRI PAR UNE CHÈVRE · texte numérisé non relu

XXIV. L'AGNEAU NOURRI PAR UNE CHÈVRE

Un agneau gémissait, ayant perdu sa mère.

Une chèvre eut pitié de sa douleur amère.

Et, fraudant son chevreau de moitié de son lait,

En nourrit le pauvre agnelet.

Devenu grand, dans les montagnes Il suivait constamment la chèvre et ses compagnes. « Ami, lui dit un jour un bélier, que fais-tu

Au milieu du troupeau barbu ?

Toi, fils d'une plus noble race, Toi, d'une chèvre ainsi toujours suivre la trace I

Si tu m'en crois, tu rejoindras.

Nos pareils qui paissent là-bas.

— Moi, dit l'agneau, que j'abandonne, Sottement orgueilleux, cette chèvre si bonne I Elle qui, pour fournir à mes premiers besoins. M'admit à partager le lait de sa mamelle :

Ah I d'une tendre mère elle eut pour moi les soins, Comment n'aurais-je pas le cœur d'un fils pour elle ?

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