XXI. LES DEUX FRÈRES
Des deux fils d'un bon laboureur L'un, doué d'un esprit d'intrigue et de fmesse, Habile à se tourner au vent de la faveur, De l'emploi le plus humble, à force de souplesse. Des honneurs par degrés se fraya les chemins. Et devint grand vizir d'un puissant roi de Perse. Resté dans son village et d'humeur bien diverse. L'autre vivait heureux du travail de ses mains. Un jour qu'il labourait son modeste héritage, Son frère le minisire, en brillant équipage.
Passe, le voit, l'appelle et lui dit : « Pauvre ami, Si tu voulais des cours apprendre le langage. Tu n'aurais pas besoin de travailler ainsi.
— Et toi, si tu voulais, lui répondit son frère.
Libre et content passer tes jours En cultivant le champ que cultivait ton père, Tu n'aurais pas besoin de ramper dans les cours. »