‹ Fables [microforme] (volume 2)Chapitre 84 sur 109 · LE · texte numérisé non relu

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—Mais ce n'est pas le mien; j'ai de tendres amours,

Je dors sur le duvet, je m'assieds sur la soie, Et chaque jour j'invente une nouvelle joie ; : Je voyage et j'apprends ; Et je goûte aujourd’hui bien plus de jouissauses Que j'en goûtais jadis ; cela tu le comprends, Puisque j'ai plus de connaissances.

—En êtes-vous bien plus heureux, Mon maître ?

—Eh oui! si tu veux le permettre.

—Je ne suis pas si généreux.

— Comment donc, pauvre ignare, Comprends-tu du bonheur la mesure ici-bas ?

—Je ne prends jamais part à vos savants débats, Et je vous déclare Que je ne sais pas bien comment dire cela, | Mais voilà : Pour le moment ce que je pense :

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Chacun d’entre nous ne dépense

De joie et de félicité

Que selon sa capacité. * Une comparaison. Vous êtes une cruche,

Moi je suis un cruchon—

Je vous demande bien pardon

Si mon raisonnement trébuche, —

Nous sommes pleins jusqu’au goulot,

Pouvons-nous prendre davantage ?

C’est ainsi que je vois l'équité du partage : Cruche et cruchon remplis sont contents de leur lot !

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