‹ Fables [microforme] (volume 3)Chapitre 21 sur 100 · L'AIGIF ET LE SERPENT · texte numérisé non relu

L'AIGIF ET LE SERPENT

Ba serpent— je ne sais trop de quelle famille,

Mais un ambitieux , On sait qu’il en fourmille, —

Un serpent, dis-je, déjà vieux, ulut sortir enfin de son marais immonde ur régner sur les pics où nichent les aiglons.

Nous allons, se dit-il, étoñner tout le sonde Et montrer ce que nous valons.

h roulant ces pensers d'orgueil et de conquere, Il atteignit l’arrête

D'un rocher.

Un aigle le vit approcher Et salua jusques à terre :

—Je ne puis revenir de mon étonnement, Dit-il ? monter ici sans ailes, quel mystère! Vous pouvez bien, alors, monter plus hant,' vraimen!

—Comment monter plus haut ? Ce serait bien étrang Jé n'ai point d'ailes, moi.

—Quand on veut tout s’arrang Je volerai pour vous, mon cher concitoyen ; La chose est bien facil.

Tenez, soyez docile, Je vais vous montter le moyen.

L'aigle, à cette parole, Prend le reptile et vole Sur l’abîme profond.

— Vois done, dit le serpent, toutes ces sottes bêtes

Qui, pour me regarder, lèvent au ciel leurs têtes : Mon audace les confond. .

— Pour être plus sincère

Et ne point te fourber, Je crois, dit l’aigle ouvrant sa serre, Qu'’elles te regardent tomber.

ant, vraiment

'iguare ambitieux, qui se croit un grand sire t bien étrangEt qui veut tout soumettre à son absurde empire, Finit assez souvent Commé ce vieux serpent.

sottes bêtes leurs têtes :

Resser

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