‹ Fables [microforme] (volume 3)Chapitre 47 sur 100 · LES DEUX CULTIVATEURS ET LE SERPENT · texte numérisé non relu

LES DEUX CULTIVATEURS ET LE SERPENT

Un cultivateur pauvre ayant sur son domaine Bien des cailloux, petit et gros, Ne prenait guère de repos,

Et pour les amasser se donnait grande peine.

Un voisin plus heureux n'avait pas dans son clos Le plus petit caillou, la plus petite ornière : Il était toutefois d’une humeur chicanière

Et se fâcnait à tout propos.

— Stu pl Tu Plutôt c J’a

Et comi

Un ser]

- Vite, Jue Je

—Stupide travailleur, dit-il au prolétaire, Tu gagnes mille fois ton pain ;

Plutôt que d’épierrer une pareille terre, J'aunerais mieux mourir de faïn,

Et comme il terminait cette rude apostrophe Digne d’un philosophe À la mode d'aujourd'hui,

Un serpent venimeux se dirigea vers lui.

- Vite, voisin, fait-il; viens ! apporte une roche,

Que je tue à l’instant ce serpent qui s’approcke !

A tout propos, à tout sujet

Que vatre humeur ne varie :

Ce qui sur l'heure contrarie Peut tantôt servir un projet,

Chaque

Un goir Ne leu Se FABLE XLIX.

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