‹ Fables nouvellesChapitre 13 sur 21 · I.A MAIN · texte numérisé non relu

I.A MAIN

N'est-ce pas moi qui te dirige, Bois inerte , inintelligent?

A frapper juste je t'oblige; Tu n'es que mon fidèle agent.

1 IVRE TUOISIÈME.

L'OElh.

Sans moi, que serait ton adresse?

Je vois , je mesure et prescris. Je sais diriger ta souplesse , Marquer la route , et tu la suis.

L'HOMUIE.

Oui ; mais ta règle est ma pensée ; La loi qui t'anime est en nous ; Ta vue où j'ordonne est fixée ; C'est moi qui vous gouverne tous.

nu UVRK TBOISIÈMK.

IJIVE VOIX.

C'est en moi seul que tout réside; C'est moi, le maître souverain, Qui seul dirige , anime et guide L'homme et l'œil , la bille et la main.

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Un homme , ayant perdu sa femme , La larme à l'œil , le deuil dans l'âme ,

(4) Imitée de Robert Dodsiey.

178 LIVRE TROISIÈMK.

Voulut , pour remplacer la dame

A l'intarissable caquet,

Faire emplette... d'un perroquet.

Un marchand, venu d'Amérique,

Offrait aux amateurs un riche assortiment :

Dans la splendide et bruyante boutique

Il entre , et veut choisir avec discernement.

De tous nos perroquets le talent se déploie;

Celui-là prêche, l'autre aboie; L'un dit un orewus, comme un chantre au lutrin: Celui-ci veut à boire, il demande du vin; L'un gourmande ses gens, appelle sa voiture; Cet autre est un morin qui tempête et qui jure.

Non loin du groupe assourdissant , Un seul est à l'écart, muet, grave, imposant. Son plumage était vert, son aspect vénérable;

Immobile , au bout d'une table.

Il se tenait, l'air tout pensif,

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