XIV. — L'OEUF DE POULE
Croyez-moi, de vos tendres mères Ne repoussez jamais les. soins; Elles seules, enfants, connaissent vos besoins Liberté trop précoce a des suites amères.
Par Cocotte couvé, certain œuf se lassa
De vivre, disait^il, dans une ombre éternelle.
Et l'imprudent hors du nid se glissa.
Fier de se dérober à l'aile maternelle.
De ses frères bientôt (ils étaient plus de vingt) Sortit maint joli coq, mainte douce poulette \
Et lui, sait-on ce qu'il devint?
Il fut croqué par la belette.