‹ FablesChapitre 207 sur 247 · XXIX. — LA FLEUR DE SANTÉ · texte numérisé non relu

XXIX. — LA FLEUR DE SANTÉ

Un jeune homme, dormant le jour, veillant la nuit. Sur ses traits voit descendre une pâleur extl-ême.

Et la santé, ce bien suprême,

A tire d'aile aussi s'enfuit.

Un vieux docteur, un honnête homme

Que pour sa science on renomme,

Lui dit : « Si vous voulez guérir, Chaque matin, dès l'aube, il vous faut parcourir Et le mont verdoyant et la plaine fleurie.

Bientôt vous trouverez, au fond de la prairie. Une fleur précieuse ; en son sein velouté Le printemps toujours brille. Elle est rose; on l'appelle

Fleur de Santé. »

Aux avis du docteur le jeune homme fldèle.

Dès l'aube, chaque jour, visitait à la fois

Les jardins, les prés et les bois.

Cherchant partout la fleur si belle Qui devait lui verser la force et le bonheur. Pendant quelques longs mois il avait, plein d'ardeur,

Parcouru les monts et la plaine, Sans voir briller la plante, objet de tous ses vœux. Enfin, perdant courage, il va conter sa peine

Au bon vieillard qui, tout joyeux, Le prenant par la main, vers un miroir l'ôntraîue. - De mon expérience, ah ! vous aviez douté ! » Lui dit-il. Le jeune hommte, 6 surprise, ô merveille!

Sur M Joue aperçoit, rayonnante et vermeille» Fleur de santé.

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