XIII. — LES OISEAUX ET LES SERPENTS
Devant un nid peuplé de beaux oiseaux chanteurs,. Un passant s'arrêta dans la saison des fleurs.
UVR£ II. 33
« Doux nid, dit-il, foyer d*ane joie infinie,
Berceau d*amour et d*hafmonie.
De ton sein chaque jour voleront jusqu'aux cieui
Blille soupirs délicieux!...»
A ces mots, le passant s'éloigna du bocage.
Vers l'automne il revint ; mais, pendant son voyage,
Les oiseaux s'étaient dispersés, Et des serpents affreux les avaient remplacés.
Ainsi, lorsque s'en vont tous nos rêves d'enfance, Inconstants messagers d'amour et d'espérance. Trop souvent leur succède au fond de notre cœur Le noir serpent de la douleur.