‹ FablesChapitre 5 sur 247 · II. — LE FIGUIER STÉRILE · texte numérisé non relu

II. — LE FIGUIER STÉRILE

Un Jour, sur la montagne annonçant TÉvangile,

Jésus fut surpris par la faim ; 6*écartant de la foule, il aperçut enfin

Un figuier... un figuier stérile.

« Apprends, dit le Seigneur, apprends, JSguier maudit. Que tout arbre stérile est indigne de vivre.

Et qu'aux feux éternels il faut que je te livre... » £n tremblant aussitôt le figuier répondit t « Révoquez, ô Seigneur, la fatale sentence I Sur Taride rocher je reçus l'existence ; Je courbai mille fois mes rameaux agités Sous le vent des hivers, sous le feu des étés ;

Jamais une onde fécondante N'infiltra sous mes pieds une sève abondante ;

Jamais la main du vigneron Ne détruisit la ronce attachée à mon front :

Or, n'ayant rien reçu, que pourrais-je vous rendre ?

Il dit ; alors, sans plus attendre, Jésus, de sa justice apaisant la rigueur.

L'arrache et le transporte au pied de la montagne» Où, prospérant bientôt sur un sol producteur. Il donna par milliers des fruits au voyageur.

>ombien de parias que la honte accompagne»

lur le roc du malheur rameaux abandonnés, V végéter sans fruits semblent prédestinés!

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