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LIVRE SEPTIEME i8i

Qu'il tira de ses longs voyages, Ce fut celle leçon que donnent les sauvages : Demeure en ton pays, par la nature instruit. Le Japon ne fut pas plus heureux à cet homme

Que le Mogol l'avait été :

Ce qui lui fit conclure en somme Qu'il avait à grand tort son village quitté.

Il renonce aux courses ingrates, Revient en son pays, voit de loin ses pénales, Pleure de joie, et dit : Heureux qui vil chez soi , De régler ses désirs faisant tout son emploi !

Il ne sait que par oui-dire Ce que c'est que la cour, la mer, et ton empnc , Fortune , qui nous fais passer devant les yeux Des dignités, des biens que jusqu'au bout du monde On suit , sans que l'effet aux promesses réponde. Désormais je ne bouge, et ferai cent fois mieux.

En raisonnant de celte sorte, El contre la Fortune ayant pris ce conseil,

Il la trouve assise à la porte De son ami plongé dans un profond sommeil.

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