Dans les formes
2. On disait dans notre ancien langage louvat , lovel, loviau, pour un louveteau "u un petit lou(i.
LE nos DEVENf VIETI.
Le lion , terreur des forêts , Chargé d'ans et pleurant son antique prouesse , Fut enfin attaqué par ses propres sujets,
Devenus forts par sa faiblesse.
Le cheval s'approchant lui donne un coup de pied ; Le loup, un coup de dent; le bœuf, un coup de corne. Le malheureux lion, languissant, triste, et morne, Peut à peine rugir, par l'âge estropié. Il attend son destin, sans faire aucunes plaintes; Quand voyant l'âne même à son antre accourir : Ah! c'est trop, lui dit-il; je voulais bien mourir; Mais c'est mourir deux fois que souffrir tes atteintes'.
PIIILOMELE ET PROGNE.
Autrefois Progné l'hirondelle
De sa demeure s'écarta.
Et loin des villes s'emporta Dans un bois où chantait la pauvre Philomèle. Ma sœur, lui dit Progné, comment vous portez-vous? Voici tantôt mille ans que l'on ne vous a vue : Je ne me souviens point que vous soyez venue. Depuis le temps de Thrace^, habiter parmi nous.
Dites-moi, que pensez-vous faire?
Ne quitterez-vous point ce séjour solitaire? Ah! reprit Philomèle, en est-il de plus doux?
1. D'où Tient rexpression proverbiale dont l'application est si fréquente, le coup Pied dt fine.