LES SOUHAITS
Il est au Mogol des follets
Qui font office de valets, Tiennent la maison propre, ont soin de l'équipage,
Et quelquefois du jardinage.
Si vous touchez à leur ouvrage.
Vous gâtez tout. Un d'eux près du Gange autrefois Cultivait le jardin d'un assez bon bourgeois. Il travaillait sans bruit, avec beaucoup d'adresse.
Aimait le maître et la maîtresse, Et le jardin surtout. Dieu sait si les zéph}^:^, Peuple ami du démon, l'assistaient dans sa tâche! Le follet, de sa part, travaillant sans relâche,
Comblait ses hôtes de plaisirs.
Pour plus de marques de son zèle, Chez ces gens pour toujours il se fût arrêté.
Nonobstant la légèreté
A ses pareils si naturelle:
Mais ses confrères les esprits Firent tant que le chef de cette république.
Par caprice ou par politique,
Le changea bientôt de logis. Ordre lui vient d'aller au fond de la Norvège
Prendre le soin d'une maison
En tout temps couverte de neige :
Et d'Indou qu'il était on vous le fait Lappon. Avant que de partir, l'esprit dit à ses hôtes:
On m'oblige de vous quitter:
Je ne sais pas pour quelles fautes;