‹ Fables. Préf. de Julees ClaretieChapitre 304 sur 318 · UN FOU ET UN SAGE · texte numérisé non relu

UN FOU ET UN SAGE

Certain fou poursuivait à coups de pierre un sage. Le sage se retourne, et lui dit : Mon ami, C'est fort bien fait à toi, reçois cet écu-ci. Tu fatigues assez pour gagner davantage; Toute peine, dit-on, est digne de loyer: Vois cet homme qui passe, il a de quoi payer; Adresse-lui tes dons, ils auront leur salaire. Amorcé par le gain, notre fou s'en va faire

Même insulte à l'autre bourgeois.

On ne le paya pas en argent cette fois. Maint estafier accourt: on vous happe notre homme.

On vous l'échiné, on vous l'assomme.

Auprès des rois il est de pareils fous:

A vos dépens Us font rire le maître.

Pour réprimer leur babil, irez-vous

Les maltraiter? vous n'êtes pas peut-être

Assez puissant. Il faut les engager

A s'adresser à qui peut se venger.

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