LIVRE QUATRIÈME
Mais c'est demain qu'il faut tout de bon écouter. Cependant soyez gais : voilà de quoi manger. Eux repus, tout s'endort, les petits et la mère. L'aube du jour arrive, et d'amis point du tout. L'alouette à l'essor, le maître s'en vient faire .
Sa ronde ainsi qu'à l'ordinaire.
Ces blés ne devraient pas, dit-il, être debout. Nos amis ont grand tort, et tort qui se repose Sur de tels paresseux, à servir ainsi lents.
Mon fils, allez chez nos parents
Les prier de la même chose.
L'épouvante est au nid plus forte que jamais. Il a dit ses parents, mère! c'est à cette heure . . .
Non, mes enfants, dormez en paix:
Ne bougeons de notre demeure.
L'alouette eut raison, car personne ne vint. Pour la troisième fois, le maître se souvint De visiter ses blés. Notre erreur est extrême. Dit -il, de nous attendre à d'autres gens que nous. . Il n'est meilleur ami ni parent que soi-même. Retenez bien cela, mon ûh. Et savez-vous Ce qu'il faut faire? Il faut qu'avec notre famille Nous prenions dès demain chacun une faucille; C'est là notre plus court : et nous achèverons
Notre moisson quand nous pourrons.
Dès lors que ce dessein fut su de l'alouette; C'est ce coup qu'il est bon de partir, mes enfants!
Et les petits, en même temps,
Voletants, se culebutants,
Délogèrent tous sans trompette.