‹ Fables sénégalaisesChapitre 31 sur 44 · ST · texte numérisé non relu

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SÉNÉGALAISES.

de serpens et de reptiles venimeux; ce service ([u’ils rendaient était meme, dit-on , la j)rinci[)ale cause du culte qu’on leur vouait. M. Cuvier prétend, en ellet, avoir trouvé dans une momie iVibis des débris non encore digérés de peau et d’écailles de serpens. Cependant cette vieille opinion est très-controversée, et l’on ne peut nier que l’organisation des ibis et leurs !)abitudes naturelles ne paraissent ré])Ugner à une semblable destination. Je n’ai découvert au Sénégal aucun fait qui pui^e donner des éclaircissemens positifs sur cette question. Je crois qu’elle est trop généralisée, et ([u’on se tiendrait dans les limites du vraisemblable, en pensant que Vibis ne peut guère attaquer les grands serpens, mais qu’il doit se nourrir des jeunes reptiles (ju’il rencontre en quantité sur les terrains humides, dans les circonstances et pendant la saison qui semblent convenir le mieux à leur naissance.

os champs joyeux n’est pas une expression au hasard ; les Sénégalais sont généralement gais. Leurs travaux de culture se font en chantant, en cadence, et souvent au bruit de leurs tambours,

(9) hes honneurs de la momie.

On trouve en Egypte plus de momies A' ibis que «l’aucune autre espèce d’animaux (onsacrés. Il en existe dans tous les cabinels de rj'ju’o[)e.

fables

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