‹ Fables sénégalaisesChapitre 42 sur 44 · LA CHENILLE ET LE PAIMLLON · texte numérisé non relu

LA CHENILLE ET LE PAIMLLON

Lx Papillon, d’azur et d’or tout brillauté, Voltigeait autour d’une rose:

On eut dit le jilaisir caressant la Jieauté.

Au souffle du printemps une Chenille éclose Rampait près de la fleur. — Quoi ! dit le Papillon, Animal roturier, béte de mauvais ton.

Peux-tu pousser si loin l’audace De te trouver sur mon chemin?

Crois-moi, fuis le grand jour. Vois combien j’ai de grâce. De noblesse surtout! Conviens (jue le destin Ne nous lit pas de meme race.

Je vole et règne ici; tu rain|)es; cachc-toi. ..

— «Ingrat, lui répond la Chenille,

il;

fables

Par I or dont ton vêtement brille Ne crois pas valoir plus (jue moi.

Nous ne formons tous deux fju’une même famille ii Le fier Papillon met au jour La Chenille souvent moins belle que son père;

La Chenille engendre, à son tour,

Le Papillon, si vain d’une gloire éphémère,

Si prompt à renier sa mère. »

O noblesse, quelles leçons (2) !

Tous vos aïeux sortaient de la grande famille. Quels sont souvent les fils nés de ces Papillons Nature, répondez; répondez, ma Chenille!

Il '

SÉNÉGALAISES.

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