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FABLE XXXII

Un chat nourri de pâtes d’Italie,

Sans les manger enterrait les souris.

Dans Paris

Il sut que l’une avait joué la comédie ,

Il la laissa pourir Sans la couvrir ,

Trouvant la circonstance affreuse , Par-dela tout licencieuse ;

Et la personne , et la chose , et le lieu , Tout étant mal par-devant Dieu.

Mais ce bon chat , dans sa colère , Empoisonna son atmosphère ;

Le corps répandit une odeur ;

Ah ! c’était une horreur !

Chaque passant du même geste Indiquait qu’il craignait la peste.

J’en conclus qu’on a toujours tort De ne pas enterrer un mort ;

Que le baume de la morale Ne change rien a l’odeur qu’il exale ,

En dépit de tout chat qui prétendrait que non . C’est le cas de prier, quand il faut un pardon ; Obtenir le pardon du mal qu’on a pu faire Est un but sans lequel a quoi sert la prière ? Messieurs les chats , comprenez bien ,

A rien.

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