III
5o LES TROIS AVEUGLES DE COMPIÈGNE.
que les aveugles, au bruit des chevaux, se furent rangés de côté pour lui demander l'aumône, il les appela, et faisant semblant de leur donner quelque chose , mais ne leur donnant réellement rien : « Tenez , leur dit-il, voici un besant ; vous au- « rez soin de le partager , c'est pour vous trois. — « Oui, mon noble seigneur, répondirent les aveuce gles, et que Dieu en récompense vous donne « son saint paradis. » Quoique aucun d'eux n'eût le besant, chacun cependant crut de bonne foi que c'étoit son camarade qui l'avoit reçu. Ainsi, après beaucoup de remercîments et de souhaits pour le cavalier, ils se remirent en route, bien joyeux, ralentissant néanmoins beaucoup leur pas.
Le clerc, de son côté, feignit aussi de continuer la sienne. Mais à quelque distance il mit pied à terre, donna son cheval à son écuyer, en lui ordonnant d'aller l'attendre à la porte de Compiègne ; puis il se rapprocha sans bruit des aveugles , et les suivit pour voir ce que deviendroit cette aventure.
Quand ils n'entendirent plus le bruit des chevaux, le chef de la petite troupe s'arrêta : « Ca- « marades , dit-il , nous avons fait là une bonne « journée; je suis d'avis de nous y tenir et de « retourner à Compiègne manger le besant de « ce brave chrétien. Il y a long-temps que nous « ne nous sommes divertis : voici aujourd'hui de
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« quoi faire bombance; donnons-nous du plai- « sir. » La proposition fut reçue avec de grands éloges , et nos trois mendiants aussitôt , toujours suivis du clerc, retournèrent sur leurs pas.
Arrivés dans la ville % ils entendirent crier : Excellent vin , vin de Soissons, vin d'AuxeiTe , poisson y bonne chère et à tout prix : entrez, messieurs \ Ils ne voulurent pas aller plus loin ; ils entrèrent ; et après avoir prévenu qu'on n'appréciât pas leurs facultés sur leurs habits, du ton de l'homme qui porte dans sa bourse le droit de commander, ils crièrent qu'on les servît bien et promptement. Nicole, c'étoit le nom de l'hôtelier, accoutumé à voir des gens de cette espèce faire quelquefois dans une partie de plaisir plus de dépense que d'autres en apparence bien plus aisés, les reçut avec respect. Il les conduisit dans sa belle salle, les pria de s'asseoir et d'ordonner, assurant qu'il étoit en état de leur procurer tout ce qu'il y avoit de meilleur dans Compiègne , et de le leur apprêter de manière qu'ils seroient contents. Ils demandèrent qu'on leur fît faire grande chère , et aussitôt maître, valet, servante, tout le monde dans la maison se mit à l'œuvre. Un voisin même fut prié de venir aider. Enfin, à force de mains et de secours, on parvint à leur servir un dîner composé de cinq plats; et voilà nos trois men-
diants à table , riant, chantant, buvant à la santé Tun de l'autre , et faisant de grosses plaisanteries sur le cavalier qui leur procuroit tout cela.
Celui-ci les avoit suivis à l'auberge avec son écuyer, et il étoit là qui écoutoit leurs joyeux propos. Il voulut même , afin de ne rien perdre de cette scène divertissante, dîner et souper modestement avec l'hôte. Les aveugles , pendant ce temps, occupoient la salle d'honneur, où ils se faisoient servir comme des chevaliers. La joie ainsi fut poussée jusque bien avant dans la nuit : et, pour terminer dignement une si belle journée, ils demandèrent chacun un lit et se couchèrent.
Le lendemain matin l'hôte, qui vouloit se débarrasser d'eux, les envoya réveiller par son valet. Quand ils furent descendus, il fit le compte de leur dépense, et demanda dix sous : c'étoit là le moment que le malicieux clerc attendoit. Afin d'en jouir à son aise, il vint se placer dans un coin , sans néanmoins vouloir se montrer de peur de gêner par sa présence. « Sire, dirent à l'hôte ce les aveugles, nous avons un besant, rendez- « nous notre reste ^ ». Celui-ci tend la main pour le recevoir : et comme personne ne le lui donne , il demande qui l'a des trois. Aucun d'eux ne répond d'abord; il les interroge, et chacun dit ce n'est pas moi : alors il se fâche, a Çà , messieurs
« les truands, croyez-vous que je suis ici pour « vous servir de risée? Ayez un peu la bonté de « finir, s'il vous plaît, et de me payer tout-à- « l'heure mes dix sous, ou sinon je vous étrille. » Ils recommencent donc à se demander Tun à l'autre le besant; ils se traitent mutuellement de fripons , finissent par se quereller et font un tel vacarme, que l'hôte furieux, leur distribuant à chacun quelques paires de soufflets, crie à son valet de descendre avec deux bâtons. ^
Le clerc, pendant ce débat, rioit dans son coin à se pâmer. Cependant , quand il vit que l'affaire devenoit sérieuse, et qu'on parloit de bâton, il se montra, et d'un air étonné vint demander ce qui causoit un pareil tapage. « Sire , ce sont ces « trois marauds qui sont venus hier ici pour « manger mon bien : et aujourd'hui que je leur « demande ce qui m'est dû, ils ont l'insolence « de me bafouer. Mais , de par tous les diables ,
« il n'en sera pas ainsi, et avant qu'ils sortent
« — Doucement, doucement, sire Nicole, reprit « le clerc, les bonnes gens n'ont peut-être pas « de quoi payer, et dans ce cas vous devriez « moins les blâmer que les plaindre. A combien « se monte leur dépense ? — A dix sous. — Quoi! « c'est pour une pareille misère que vous faites « tant de bruit! Eh bien! apaisez-vous, j'en fais « mon affaire. Et pour ce qui me regardé, moi,
« combien vous dois-je ? — Cinq sous, beau sire \
— Cela suffit, ce sera quinze sous que je vous « paierai; laissez sortir ces malheureux, et sachez « qu'affliger les pauvres c'est un grand péché. »
Les aveugles, qui craignoient la bastonnade, se sauvèrent bien vite, sans se faire prier; et Nicole, d'un autre côté, qui s'attendoit à perdre ses dix sous, enchanté de trouver quelqu'un pour les lui payer, se répandit en grands éloges sur la générosité du clerc. « L'honnête homme! « disoit-il; voilà comme il nous faudroit des pré- « très, et alors nous les respecterions. Mais malce heureusement il s'en faut bien que tous lui « ressemblent. Oui, sire, une si belle charité ne « restera pas sans récompense : vous prospérerez, « c'est moi qui vous l'annonce , et à coup sûr Dieu « vous bénira. »
Tout ce que venoit de dire l'hypocrite voyageur n'étoit qu'une nouvelle malice de sa part; et tout en leurrant l'hôtelier par cette ostentation de générosité, il ne songeoit qu'à lui jouer un tour, comme il en avoit déjà joué un aux aveugles.
Dans ce moment sonnoit une messe à la paroisse. Il demanda qui alloit la dire, on lui ré-
pondit que c'étoit le curé. « Puisque c'est votre « pasteur, sire Nicole, continua-t-il, vous le conte noissez sans doute? — Oui, sire. — Et s'il vouloit
« se charger des quinze sous que je vous dois, « ne m'en tiendriez- vous pas quitte? — Assuréce ment, et de trente livres même, si vous me « les deviez. — Eh bien! suivez-moi à l'église, et « allons lui parler. » Ils sortirent ensemble; mais auparavant le clerc commanda à son valet ^ de seller les chevaux et de les tenir tout prêts.
Le prêtre, quand ils entrèrent, étoit déjà revêtu des ornements sacerdotaux, et il alloit chanter sa messe : c'étoit un dimanche \ « Ceci « va être fort long, dit le voyageur à son hôte; « je n'ai pas le temps d'attendre , il faut que je « parte. Laissez-moi aller le prévenir avant qu'il « commence. Il vous suffit, n'est-ce pas, que vous « ayez sa parole? » D'après l'aveu de Nicole, il s'approche du curé, et tirant douze deniers qu'il lui glisse adroitement dans la main : « Sire, dit-il , « vous me pardonnerez de venir si près de l'autel « pour vous parler; mais entre gens du même « état tout s'excuse. Je suis un voyageur qui « passe par votre ville. J'ai logé cette nuit chez c< un de vos paroissiens , que très probablement « vous connoissez , et que voici là derrière , assez « près de nous. C'est un bon homme, fort hon- « nête et sans la moindre malice; mais son cer- « veau est malheureusement un peu foible, et il a lui a pris hier au soir un accès de folie qui nous « a tous empêché de dormir. Il se trouve un
« peu mieux ce matin , grâce au ciel; cependant, « comme il se sent encore un peu de mal à la tête « et qu'il est plein de religion, il a voulu qu'on « le conduisît à l'église et qu'on vous priât de « lui dire un évangile , afin que Notre- Seigneur « achève de lui rendre la santé. — Très volontiers, « répondit le curé. » Alors se tournant vers son paroissien : « Mon ami , lui dit-il , attendez que « j'aie fini ma messe, je vous satisferai ensuite « sur ce que vous desirez. » Nicole, qui crut trouver dans cette réponse la promesse qu'il venoit chercher, n'en demanda pas davantage; il reconduisit le clerc jusqu'à l'auberge, lui souhaita un bon voyage , et retourna à l'église attendre que son curé le payât. .
\- Celui-ci , sa messe dite , revint avec son étole et son livre vers l'hôtelier : « Mon ami, lui dit- « il, mettez-vous à genoux.» L'autre, fort étonné de ce préambule , répondit que pour recevoir quinze sous il n'avoit pas besoin de cette cérémonie. i< Vraiment on a eu raison, se dit le pas- <t teur à lui-même, cet homme a un grain de « folie. » Puis prenant un ton de douceur : « Al- « Ions , mon cher ami , reprit-il , ayez confiance « en Dieu, et recommandez-vous à lui, il aura <( pitié de votre état; » et en même temps il lui met son livre sur la tête et commence son évangile. Nicole en colère jette tout au loin ; il répète
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qu'on l'attend chez lui, qu'il lui faut quinze sous , et qu'il n'a que faire d'orémus. Le prêtre irrité appelle ses paroissiens et leur dit de saisir cet homme qui est fou. « Non , non , je ne le suis « point, et par saint Corneille (patron d'une « abbaye de Compiègne) vous ne me jouerez « pas ainsi : vous avez promis de me payer et je « ne sortirai d'ici que quand j'aurai mon argent. « — Prenez , prenez , » crioit le prêtre. On saisit aussitôt le pauvre diable : les uns lui tiennent les mains, les autres les jambes, celui-ci le serre par le milieu du corps, celui-là l'exhorte à la douceur. Il fait des efforts terribles pour leur échapper, il jure comme un possédé, il écume de rage, mais il a beau faire, le curé lui met l'étole autour du cou et lit tranquillement son évangile depuis un bout jusqu'à l'autre, sans lui faire grâce d'un seul mot ^ Après cela il l'asperge copieusement d'eau bénite , lui donne quelques bénédictions, et permet qu'on le lâche.
Le malheureux vit bien qu'il avoit été dupé. Il se retira chez lui, honteux et honni, ayant perdu ses quinze sous; mais en récompense il avoit eu un évangile et des bénédictions.
Recueil de Barbazan , tome m , page 398.
NOTES
(i. Arrivés dans la ville. ) Les différents manuscrits portent quand ils furent entrés dans le château. C'est une coutume assez ordinaire aux poètes et surtout aux romanciers d'appeler châteaux les villes qui en avoient un. On ne considéroit que le séjour du maître , tout le reste étoit compté pour rien. Quelquefois même la ville n'avoit point d'autre nom , et il y en a beaucoup d'exemples : Château-Thierry, Château-Gontier, Château-Landon , Château-Roux , etc.
(2. Ils entendirent crier: Excellent vin.) Les auberges n'ayant point d'enseignes, il falloit quelque autre moyen pour les faire connoître. Un homme se tenoit à la porte, et, quand il voyoit des voyageurs ou des passants , il crioit , comme on le voit ici , et les invitoit à entrer. On en a vu un autre exemple dans le fabliau de Courtois d'Arras. Souvent ceux qui avoient du vin à vendre l'envoyoient crier par la ville.
Albéric de Trois-Fontaines {^année i235) parle d'une bonne femme de Cambrai, renommée pour sa dévotion et sa charité , qui , un jour que le crieur public alloit annoncer ainsi bon vin , très bon vin , excellent vin , lui donna de l'argent pour crier: Dieu est clément j Dieu est miséricordieux, Dieu est bon , très bon, et le suivit en disant: c'est la vérité. Elle fut accusée d'hérésie et brûlée avec vingt autres hérétiques.
{^. Nous avons un besant. ) Dans une note du fabliau de l'Ordre de chevalerie j on a vu que , selon Joinville , le besant valoit dix sous. Voici maintenant un autre écrivain du même temps, chez lequel le besant vaut davantage, puisque les aveugles, qui dévoient dix sous, demandent leur reste:
Sire, nous avons un besant, Quar nous en rendez le sorplus.
On ne croiroit jamais que, sur une chose aussi usuelle qu'une raonnoie, il puisse y avoir deux témoignages différents. J'ai rencontré souvent, dans mes recherches, de ces contrariétés désolantes , et il y a beaucoup de notes sur lesquelles il me seroit aisé d'alléguer , si je le voulois, des autorités contradictoires. Dans une charte de 121 5 (Ducange, Supplément au mot Byzantins), le besant est évalué sept sous. Dans un compte des baillis de France (Velly, Hist. de Fr. , tome vi), en 1297, on l'évalue neuf, le marc d'argent étant alors à 3 liv. 10 s. , c'est-à-dire près d'un tiers plus haut que sous saint Louis. Tout ceci ne peut s'expliquer qu'en disant que cette monnoie a augmenté ou diminué de valeur en différents temps , selon le différent arbitrage du prince.
(4) Cette première partie du conte est attribuée au bouffon Gonnella, dans Scella difacezie, cavale da dwersl autori.
Se trouve aussi dans XArcadia in Brenta , page 34o.
Mis en vers par M. Irabert.
Dans les Sérées de Bouchct, ig^sérée.
Et dans les Contes du sieur d'Ouville, tome 11 , page 290.
(5. Et pour ce qui me regarde, moi, combien vous dois-je? — CÀnq sous , beau sire. ) Voici , d'un côté , trois mendiants affamés qui ont bu et mangé pendant tout un jour, qui ont couché à l'auberge, et dont la dépense est estimée environ une pistole de notre monnoie; et de l'autre, un voyageur ayant un valet et deux chevaux, à qui, pour une nuit et deux repas , on ne demande qu'environ cent sous d'aujourd'hui. On peut ajouter ceci à quelques faits insérés plus haut dans une note de la Robe d'écarlate , et juger du prix respectif des denrées au treizième siècle et au dixhuitième.
(6. Commanda h son valet de seller les chevaux. ) Ce valet a été appelé écujrer jusqu'à cet endroit du faLliau ,
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où l'original dit: son garçon. La langue employoit alors une même expression pour désigner les domestiques destinés à panser les chevaux, l'espèce d'officiers qui , chez les seigneurs , avoient inspection sur ces valets, et tout noble, de quelque qualité qu'il fut , qui n'étoit pas encore chevalier. Mais les uns se nommoient écuyers, à cause de Y écurie dont ils avoient soin, et les autres pour Xécu de leur maître qu'ils portoient.
(7. // alloit chanter sa messe: c'étoit un dimanche.^ Le repas des aveugles s'étoit fait la veille , et par conséquent le samedi. Or, parmi les cinq plats qu'on leur avoit servis , le poète qui en nomme trois , met dans ce nombre un chapon et un pâté.
L'abstinence de chair^ le samedi, avoit, selon Glaber Rodolphe, été établie en France, l'an 1000, pour remercier Dieu d'avoir rendu au royaume l' abondance et la paix après plusieurs années de guerres et de calamités. Mais, quoique le fameux Grégoire VII eut confirmé cette institution dans un concile tenu à Rome, elle étoit cependant très mal pratiquée chez nous , comme on le voit par ce fabliau , et comme le prouve encore mieux un concile de Béziers, tenu en i35i. On y exhorte les ecclésiastiques et surtout les hénéficiers y en qualité de gens qui, par leur état , sont obligés de donner bon exemple aux laïques, à ne point manger de viande le samedi. Ce n'est là , comme on voit, qu'une exhortation ; encore n'est-elle faite qu'aux prêtres. Peu-à-peu néanmoins l'abstinence eut lieu; mais Thomassin avoue ( Traité des jeûnes de l'église ) qu'elle ne fut généralement observée dans le royaume que vers la fin du quinzième siècle. J'ai parlé plus au long de cette abstinence dans la Pie privée des François.
(8) Cette dernière aventure a depuis été copiée maintes et maintes fois.
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Le curé Arlotto, dans les Facétieuses Journées j fait ainsi battre et bénir un créancier qui le tourmente, et qu'il envoie à une abbaye sous prétexte de le faire payer.
Villon , dans ses Repues franches ( le poète donne ce nom à un ouvrage où il raconte des tours d'escroqueries employés par lui ou par ses camarades , pour se procurer quelques repas qui ne leur coùtoient rien),, attrape de même un marchand de poisson , auquel il en a acheté un panier. Il le conduit au pénitencier pour recevoir son paiement , dit au prêtre que c'est un de ses neveux qui a la tête dérangée, le prie de le confesser. Tout le reste comme dans le fabliau.
Dans Facétie di Poncino , c'est à-peu-près la même chose.
Dans XArcadia in Brenta , page 262, c'est un boucher qu'on attrape.
Dans les Nouveaux Contes à rire , c'est un rôtisseur.
Id. dans les contes du sieur d'Ouville , tome 11 , page 4? i.
Dans le Courrier facétieux ,c est un paysan auquel un filou a acheté une pièce de toile, page 355.
Dans \ Histoire générale des larrons , page 20 , le filou achète une pièce de drap , et, emmenant avec lui le garçon marchand, sous prétexte de le faire payer, il le laisse entre les mains d'un chirurgien qui étoit prévenu qu'on devoit lui amener un jeune homme dont la tête étoit dérangée. Ce conte pourroit bien avoir fourni à Molière l'idée de Pourceaugnac , livré comme fou à des médecins , à moins qu'on n'aime mieux dire qu'il l'a pris dans Plante où l'on trouve aussi une scène à-peu-près pareille.
Dans la Bibliothèque de cour, tome m , page 23 , la femme qui a acheté l'étoffe conduit le garçon de boutique à Saint- Lazare , et elle le livre comme un de ses enfants , mauvais sujet , qui a besoin de correction.