‹ Fabrication de l'amidonChapitre 11 sur 13 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

Deuxième décomposition. — Revenons maintenant à la farine qui s’est écoulée parle trop-plein du séparateur, fig, 4, qui suit les cuves de décomposition; on peut la renvoyer dans une seconde cuve de décomposition, où l’on décante toute l’eau alcaline chargée de matières azotées dissoutes (gluten) ; on remplit ensuite avec de l’eau pure de façon à obtenir à la preuve 6° Bé, et on ajoute de nouveau une solution alcaline étendue au point de marquer 2°Bé. On poussera l’alcalinité du mélange un peu plus loin que dans les premières cuves de décomposition, à cause de la cohésion plus forte des particules de cette farine, cohésion qui les a fait résister une première fois à la pénétration de la liqueur alcaline.

Sous l’influence de ce second traitement, si on a eu soin d’éliminer préalablement toute la première eau, une certaine quantité d’amidon se trouve de nouveau isolée et pourra être mélangée à l’amidon de premier jet. De fréquents essais en petit permettent de reconnaître fréquemment les proportions les plus favorables.

Cuve de décomposition continue. — L’alcalinité étant cette fois aussi forte que possible pour avoir son maximum d’action, c’est-à-dire à la limite pour ne pas former d’empois avec cette farine, on laissera le moins longtemps possible l’amidon dans cette eau, une fois qu’il sera isolé. J’ai imaginé dans ce but un système de bac de décomposition dont les opérations sont continues, et où l’extraction de l’amidon se fait presque aussitôt son isolement.

La farine arrive en A, fig. 9, B est une cloison en tôle perforée ou en toile métallique pour diviser et répartir le courant ; une arrivée constante d’eau alcaline mar-

quant 2° Bé a lieu du même côté, des essais fréquents à la liqueur titrée de la matière intérieure permettent de régler cette arrivée de façon à maintenir l’alcalinité voulue ; le tout se dirige lentement vers l’autre extrémité en même temps que s’opère la décomposition; l’amidon isolé tombe au fond et s’écoule, presque au fur et à mesure, par les robinets R qu’on règle à volonté de façon à ne laisser s’échapper que de l’amidon ; enfin la liqueur alcaline, chargée de matières azotées dissoutes et de la farine qui reste, passe par dessus la membrane M, s’échappe par le trop plein T et se rend dans le réservoir rejoindre les autres farines.

L’amidon s’écoule des robinets R dans une gouttière, où un filet d’eau l’entraîne pour être mélangé avec celui de premier jet et suivre le même travail.

Ce bac de décomposition continue peut également être employé avec avantage au lieu des cuvés pour la décomposition de l’amidon de premier jet, ainsi que pour la décantation continue déjà décrite, au lieu du décanteur continu décrit fîg. 2.

La farine qui n’a pu être décomposée est réunie dans une cuve, soumise à l’action blanchissante de l’acide sulfureux et suit le traitement ordinaire ; on recueille cette farine, soit mélangée aux matières azotées extrêmement riches en gluten, soit séparément.

Le tout est séché pulvérisé, blûté et livré au commerce .

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