‹ Fabrication de l'amidonChapitre 5 sur 13 · CHAPITRE IY · texte numérisé non relu

CHAPITRE IY

Cuve de décomposition. — J’ai muni ces dernières désignées ordinairement sous le nom de cuves matières, ou encore semblables aux mélangeurs employés en sucrerie, de tuyaux décanteurs à genoux; mais ce qui les caractérise, c’est que leur ayantdonné une hauteur plus grande que le diamètre, je fais arriver le lait d’amidon en A, fig. 3, par un tuyau débouchant à peu près au tiers de la hauteur à partir du fond, de façon à le faire décanter au fur et à mesure de l’emplissage et à avoir à la partie supérieure de l’eau claire qui s’échappe parle robinet de trop-plein T pour se rendre également aux tables de sûreté.

J’ai procédé ainsi dans le butde compléter, quand cela est nécessaire, l’action du décanteur continu dontje viens de parler précédemment. En outre, j’ai réparti convenablement sur la hauteur de ces cuves des robinets de jauge r, de façon à pouvoir prendre un échantillon des différentes couches de l’intérieur, nous allons voir dans quel but.

Décomposition. — L’emploi d’une solution de soude caustique pour isoler l’amidon en solubilisant les matières azotées est connu depuis longtemps, (voir Payen, 6e édition, pages 197, 199, etc; Thouaillon fils, Traité des Industries agricoles alimentaires, 2« édition, page 410, etc) ; mais chacun a son mode de procéder, et à la vérité il était bien difficile par les procédés employés jusqu’ici d’observer des proportions constantes d’eau et de farine et d’alcalinité, ce qui est cependant indispensable pour avoir une fabrication et des rendements réguliers.

J’ai imaginé d’opérer de la façon suivante:

A l’aide des petits robinets de jauge r dont j’ai parlé (fig.3).

et qui sont répartis convenablement surlahauteur des caves de décomposition, jemets dans un seau d’égales quantités d’eau farineuse prises à chacun de ces robinets; j’en agite ensuite parfaitement le contenu et je prends vivement la densité du mélange avant que le dépôt aitpu commencer à se faire. J’obtiens ainsi par comparaison une relation sensiblement absolue de l’état de proportion dans lequel se trouve alors la farine par rapport à l’eau dans la cuve. On continue à couler dans la même cuve ou on ajoute de l’eau, jusqu’à ce qu’on ait obtenu une preuve donnant la densité qu’on a adoptée.

Quand cette dernière est atteinte, on met l’agitateur en mouvement et on ajoute lentement une solution alcaline, étendue au point de marquer 2° Bé, j usqu’à ce que la preuve à une liqueur titrée indique pour le mélange le degré d’alcalinité qu’on a choisi.

On laisse réagir le temps nécessaire, puis on peut décanter dans la cuve même, après un repos suffisant, toute la partie supérieure pour opérer une première séparation comme on le fait généralement. On remplit ensuite avec de l’eau pure et on coule sur un tamis de sûreté.

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