‹ Fabrication des étoffes: Études sur les arts textiles à l'ExpositionChapitre 6 sur 49 · CHAPITRE L · texte numérisé non relu

CHAPITRE L

iîES MATIÈRES PREMIÈRES.

Des efforts persévérants tendant à augmenter le horiibre des matières filamenteuses sont attestés |)ar des expositions noriabtetises de filasses d*origines diverses. Les brganes des plantes d'un nombre considérable de familles, depuis la plUs commune de nos contrées jusqu'aux plus rares de l'hémisphère ôppbsé, ont été mis à conti-ibutiob. Telles sont les filasses bb fibres de la racine de luzerttfe, de là bardane, de Técorce du tilleul, de l'alfa ou diss, du palniier nain, des noix de coco, du mûrier du Japon, du palmier, du dattier, du bananier, du china-grass, des aiguilles du pin, du phormium, de l'agave, dii sunn, du yucca, du kitool, des joncs, des duvets d'asclépias, etc., etc;

Jamais l'occasion ne fut plus fevorable que dans ces dernières années pour propager une nouvelle substance, soit comme succédané, soit comme auxiliaire du coton. Cependant, de grandes es]pérances ont été déçues, et les matières auxquelles on avait prédit un brillant avenir n'ont pas atteint le but annoncé ; le china-grass, entre autres, ne- paraît pas être plus

employé aujourd'hui qu'il y a seize années, lorsqu'il fit son apparition officielle sous forme de matière brute, filasses, filaments, fils et tissus, à l'Exposition de 18Si. Nous n'avons pas à revenir sur les causes de cet insuccès relatif et prévu dans une publication antérieure ^

§ t . — néveloppenieiit de la prodaetioii dn eotoa.

Si le domaine des principales matières premières ne s'est pas accru, si le coton, le chanvre, le lin, le jute, les laines, certains poils et duvets d'animaux et la soie en forment toujours presque exclusivement la base, il s'est cependant amélioré sensiblement dans diverses directions. L'industrie cotonnière, dont les approvisionnements avaient diminué et les prix augmenté dans des proportions considérables, de 1860 à 1865, rentre enfin dans une période normale. Les transactions de l'Angleterre, dans cette direction, fournissent l'indice le plus sûr de la situation. Or, l'importation en coton brut, qui s'élevait, par an, à 864 millions environ, et la réexportation à 85 millions de kilogrammes, dans la période de 1856 à 1860, s'étaient abaissées de plus de moitié en 1862, et les prix s'étaient progressivement élevés, pour la môme sorte, de 1 fr. 50 c. en 1860, à 3 fr. 25 c. en 1864. Les derniers cours publiés en 1867 sont de 2 francs pour les mêmes provenances des Etats-Unis, et de 1 fr. 50 c. pour le bon coton indien. Quant aux approvisionnements, ils ont sensi* blement dépassé, en 1866, ceux de l'année 1860.

Ces résultats sont dus surtout au développement de la culture du cotonnier dans l'Inde anglaise, en Egypte et au Brésil. En 1865, la première de ces contrées fournit à l'Angleterre près de 222 millions ; la seconde, 88 millions, et la troisième,

^ Voir p. 448 du Traité de la filature du coton^ par M. Michel Alcan. Chez Baudry^ libraire, IS, rue des Sainte-Pères.

2S millions de kilogrammes. Le Royaume-Uni a, en outre, acheté 17 millions de kilogrammes à la Chine; 13,500,000 au littoral de la Méditerranée ; 23 millions à d'autres contrées réunies, et enfin 8S millions de kilogrammes aux Etats-Unis, y compris Bahama et le Mexique. Ainsi donc, l'Amérique, qui approvisionnait presque toute l'industrie anglaise avant la crise de 1860, a vu sa part réduite à 19,42 pour 100. Les plaines de Salerne et de la Galabre, de la Sardaigne et de la Sicile, où la production du coton était autrefois insignifiante, en ont augmenté la culture. Elles ont atteint le chiffre de 60 millions de kilogrammes en 1865.

Mais pour faire adopter certains de ces cotons inférieurs, irréguliers, mal récoltés et mal soignés, tels que ceux de l'Inde, il a fallu les améliorer par plus de soins à la récolte, au triage et à l'assortissage, et modifier les moyens techniques pour les approprier convenablement aux caractères des fibres analysés dans nos précédents ouvrages, et auxquels nous sommes obligé de renvoyer le lecteur *. Nous nous bornons à constater ici l'emploi courant des cotons nouveaux par l'outillage automatique, comme l'un des points dont les industriels ont cherché à se faire le plus d'honneur à l'Exposition de cette année.

Un autre progrès a été réalisé par la création d'une machine exposée et destinée à égousser les cotons inférieurs.

Egoussage automatique. — La récolte du coton se fait de diverses manières, suivant les contrées. Dans les unes, comme aux Etats-Unis, en Egypte, en Algérie, le fruit mûrit généralement assez pour se fendre et s'ouvrir au moment de la cueillette ; il suffit, dans ce cas, d'enlever à la main les houppes de duvet, laissant la gousse sur l'arbre. Dans d'autres pays, et notamment dans l'Asie Mineure, le Levant et l'Inde, les gousses ne s'ouvrent pas ou s'ouvrent peu ; on coupe les fruits, on les

* Chez Baudry, libraire*

p LIVRE l. PRODUITS DES AKVS TEXTILES.

emmagasine pour les faire égousser à la main. Ce travail est lent et coûteux. Quel que soit le bas prix de la main-d'œuvre, le déchet est considérable, et la lenteur de l'opération entrave parfois les transactions coi^merciales.

Cet état de choses avait frappé les hommes compétents de l'Angleterre, qui se sont vainement livrés à la recherche de moyens mécaniques capables de remplacer avantageusement la main. La difficulté du problème consiste dans la nécessité de briser l'enveloppe dure de la gousse et de la séparer du coton sans mélanger les débris de cette gousse aux fibres. Celles-ci doivent, au contraire, être livrées à l'égreneuse dans un état d'ouvraison et d'épuration propre à faciliter le travail. La machina doit donc être simple, rustique et travailler économiquement.

Le problème a été résolu conformément à ces données par la machine qui fonctionne dans la section française, et qui vient d'être introduite à Tarsous, en Caramanie. L'appareil égousseur est formé de deux organes principaux, mus par la même transmission ; Tun de ces organes remplit les fonctions d'un casse-noix, et l'autre d'une ouvreuse à coton. Cette machine, dont la force est d'un demi-cbeval, est fecilement conduite par une ouvrière, et donne, au minimum, une production égale au travail de vingt femmes égoussant à la main . Si cette inventipn est comprise et se propage, elle peut qffrir de grands avantages non-seulement aux pays cotonniers en concurrence avec l'Amérique, mais aux ports comme Marseille, où il a été constaté que l'augmeptation de poids résultant de la présence des gousse^ et des gr^^ines dans le Qoton brut n'est pas un obstacle au transport de cette matière. L'accroissement de poids se trouve largement cpmpensé par la réduction de volume des cotons non égrenés.

Cette machine, de notre invention, ayant été réclamée par les producteurs de coton, nous laissons aux hpiQpies compétents le

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soin de Tapprécier. L'égousseuse, dont Temploi est surtout important pour le littoral de la Méfliterranée, forme le cpmplément de l'outillage agricole réservé à la récolte du coton, et s'emploie comme ma,cbine préparatoire au travail des égreneuses.

Égreneuses. — Les égreneuses exposées, tant pour le coton longues soies que pour les fibres coxirtes, c'est-à-dire les maphiaes diteis Mac-Car tky de la m^fison piatt, les saw-gin de la sqctiou araéripaipe, Ips pptifs appareils à cylindres ^vec cannelures obliquas, n qffrant rieii de particulier qui q'ait été décrit*, nfius n'avons pas à y insister.

§ t. ~ Des fibres Tégélales antres que le eoton.

Au nombre de ces substances employées sur une grande ^pbfiUe, il ep est ^mi très-anciennes, le chanvre et le lin, dont le ^ravfii} pffre up caractère patriarcal. Le jute commence, pour la Fr^ncfiet surtout!' Angleterre, h remplir, par rapport au chanvre ej; ^u Ijp, }e rèlq dq cotoq de l'Inde dans la consommation du cotpp qn général. Le jute, communément désigné sous le nom de c/ianvrç de l'Inde, provient du Chorcorus cqpsularis et du Char chorus olitçrm^ d^ 1^ famille des tiliacées. La filasse de ce text-ile, utilisée depuis un temps immémorial dans l'Inde pour faire dps flls et des toiles, n'était pas plus employée dans nos manufactures d'Purope, il y a vingt ans, que le chanvre de Manille, le china-grass et les autres fibres végétales, exotiques ou iadigènes, dont nous avons fait la nomenclature. Aujourd'hui, cefte matière 3, daps certains pays, presque autant d'importance que le cb^pvre et le lin; les quantités importées dans le Royaume-Unj sontmêpae plps considérables que celles des filaments classiques.

^ Voir }e fr^Hé du iravail du colon, chez Baudry.

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Voici ces quantités :

Fibres étrangères importées en 1865 en Angleterre pour la consommation.

Lin 93,350,000 kilogrammes.

Chanvre 45,650.000 —

Jute 84,550,000 —

Bien que cette dernière matière n'ait pas encore chez nous un emploi aussi important, elle commence cependant à se pro* pager. On en fait presque exclusivement de très-gros fils de trame et des toiles très-communes. L'industrie anglaise en obtient de plus des tapis très-avantageux sous le rapport du prix, et remarquables par la vivacité des couleurs. Le jute ayant une affinité bien plus prononcée pour les matières tinctoriales que le chanvre et le lin, ses produits offrent un caractère et surtout un toucher spécial, dont on n'a pas encore tiré tout le parti possible, même en Angleterre, Le bon marché relatif de cette substance, qui valait^ il y a quelques années, de 40 à 50 pour 100, et coûte aujourd'hui de 20 à 30 pour 100 de moins que le chanvre destiné aux mêmes usages, et la source presque inépuisable d'oîi on la tire, en développeront encore l'emploi.

Mais, de même que les matières similaires, le jute présente de grandes différences dans les qualités, résultant du mode de traitement antérieur. Il est rare, en effet, qu'il n'ait pas subi avant l'expédition une préparation analogue au rouissage, et, bien qu'on suppose les Indiens plus habiles que beaucoup de rouisseurs de nos campagnes, le produit ne nous arrive pas moins traité d'une façon irrégulière. De là, des apparences plus ou moins avantageuses, et une ténacité variable. Il est probable que le rouissage indien subira des améliorations analogues à celles déjà tentées pour préparer le chanvre et le lin.

L'Exposition a démontré, par des échantillons suffisants, qu'il existe des moyens chimico-mécaniques susceptibles de rouir régulièrement et avec avantage les lins et les chanvres des di-

verses provenances, les plus rebelles comme les plus doux, les lins durs de la Picai^die^ aussi bien que les beaux lins de Belgique, ou les lins irréguliers de l'Algérie. Si les méthodes rationnelles proposées pour les premières -préparations des tiges ligneuses ne sont pas encore adoptées industriellement, il faut Tattribuer plutôt à des causes indépendantes de la valeur des moyens techniques qu'aux procédés eux-mêmes. Cependant cette question, des plus intéressantes, réclame une prompte solution. Mais aucune modification ne se réalisera sans doute avant que l'administration n'ait décrété la suppression du rouissage généralement usité, qui est aussi contraire à la santé publique que défavorable à la substance. En attendant, la réforme sur laqupUe nous avons insisté dans diverses publications se réalise partiellement et sous une forme particulière, comme nous le verrons plus loin, en parlant du traitement et des préparations à Teau chaude dans le travail de la filature.

§ 3* — Des laines brateSf des poils et des duvets animaux.

Aucune matière filamenteuse n'est plus complètement ni plus amplement représentée à l'Exposition que la laine. La plupart des pays producteurs y figurent. Près des contrées agricoles qui approvisionnaient presque seules les usines de l'Europe, se trouvent les toisons des régions nouvelles qui, depuis un quart de siècle, ont changé la face de l'important commerce des laines. La diversité des caractères de cette substance, les modifications successives apportées aux qualités par les soins et l'intelligence des éleveurs, la dégénérescence des laines dans certaines contrées les plus réputées autrefois, démontrent l'importance de l'éducation de la race ovine en vue de sa dépouille filamenteuse. Il dépend, en effet, de l'exploitant d'obtenir sur le même sol, avec le temps, soit des laines plus ou moins longues,

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lisses, brillantes et nerveuses, soit des laines à fibres pourtes, •fines et vrillées, soit des laines jouissant des propriétés intermédiaires.

Des conditions climatériques, physiologiques, et surtout économiques, examinées déjà ♦, doivent guider Féleveur. Dans chaque contrée, des éléments diSerents influent sur la direction h suivre ; ces éléments sont, d'ailleurs, plus impérieux en Europe, où le spéculateur doit tenir compte en même temps de la valeur de la viande, de la toison, et des besoins spéciaux de l'industrie. Dans les vastes contrées du nouveau monde, où la pppulation est peu dense, la vie facile, l'étendue des pâturages immense, la chair de Tanimal devient, au contraire, un accessoire insignifiant.

I^es conditions dans lesquelles se trouvent les peuples qui élèvent les troupeaux expliquent comment, malgré la possibilité de produire au besoin tous les genres sur un même sol, il en est peu dont les élèves n'offrent des caractères particuliers.

Les laines d'Angleterre et des Pays-Bas sont longues, à mèches lisses, nerveuses, brillantes et propres, aux tissus carteux, à reflets chatoyants, dont les popelines offrent le type le plus qaractéfisé. fj'Alleîn6(gne dfj Sud pt ^\x Nor^ s'applique k per- .fpctiqnnef les laipes fines, à hfins cpurts et vrillés, destinées à la bplle draperie.

Les meilleures toisons françaises, dont les trpnpeaux de la Brie, de la Bourgogne, de la Beauce, du Soissonnais, présentent des spécimens estimés, ont des caractères intermédiaires de longueur et de finesse, et spnt surtout utilisées à la con- |ection des ipérinos et des articles firapés légers. Les béliers des troupeaux en renona, tels que ceux de Rambouillet, sont recherchés par les éleveurs dp tous les payg. La Russie pËfre également des laines du type interpaé^|airp, wajs ur peu plus ipolles qne les laines de France.

\ Yoi^ le Treize du travail des laine^f o\ie% Paudry, litirairç.

D£8 UATIÈRSS PHEMIÈRES. li

Les produits du Gap et de TAustralie, exposés k tous les concours universels d'une façon grandiose, présentent des variétés qui les rendent propres au travail du peigne et de la carde. Les laines des petites républiques de TAmérique du Sud sont aussi intéressantes, quoiqu'elles attirent moins l'attention par la façon dont elles sont exposées. On y rencontre depuis des laines .ordinaires h mèches intermédiaires jusqu'aux plus longues fibres. Les toisons du littoral de la Méditerranée, d'Alger, de Tunis, du Maroc, etc., sont mêlées et surtout recherchées pour les articles communs et à bas prix. Si nous avons omis de mentionner certaines laines du sud et du nord de l'Europe, telles que celles de l'Italie et surtout de l'Espagne, qui jouissaient autrefois d'un si grand renom, et celles de la Suède, du Danemark, etc., c'est parce qu'elles n'ont plus qu'une importance secondaire dans l'alimentation générale. L'intérêt se concentre plus particulièrement sur le développement ascendant des laines coloniales du Cap, de l'Amérique du Sud, de l'Algérie et môme du Levant. Grâce au contingent annuel de ces pays, les fabriques d'Europe ont pu |3aiss6ir les prix des lainages et développer la production dsflsleg propprtions indiqqées plus loin.

Cependant W\^p sorte f}e laine, complètement négligée autrefois, ^ cpnjribiié, sqrtout en Angleterre, à l'accroissement c^es manufactures et h rabaissement du prix des produits. Nous voulons parler des fllanients laineux retirés des chiffons neufs ou vieux et mélangés à pne certaine proportion de laine de toison. Ces matières figuraient peu aux expositions précédentes et l'emploi en était à peine avoué. Les principaux centres manufacturiers se défendirent d'abofd avec énergie contre leur introduction, puis ils commencèrent à s'en servir pour l'envers des étoffes, ensuite ppur la trame des tissus communs. Enfin les effilochages mélangés à la laine ppfe cqnstituèrent la totalité des fils pour les c^rtiples pfdinairés, etc., etc. Cette matière ir^férjeure s'est ainsf ppi) à peu in^posée, gr&ce surtout h

son bas prix relatif; de nombreux échantillons se voient dans les vitrines de presque toutes les contrées manufacturières. L'Angleterre se glorifie d'avoir consommé, en 1865, 37 millions de kilogrammes de cette laine d'effilochage, désignée sous le nom de shoddy. Cette quantité forme environ le quart en poids des laines employées dans le Royaume-Uni. Tous les chiffons anglais ne suffiraient pas à une telle consommation, aussi l'Angleterre en a-t-elle acheté à peu près 10,000 tonnes à l'étranger, soit sous forme de débris de tissus, soit à l'état de filaments désagrégés. Tel est le secret de bien des lainages à bon marché, qui doit mettre le consommateur en garde.

Malgré le développement de la fabrication et de la consommation des tissus dans lesquels le ppil de chèvre, d'alpaga et de lama entre à l'état de trame, ces matières n'ont qu'une importance secondaire, eu égard aux quantités de laines consommées en Europe. L'importation de l'alpaga se fait presque exclusivement par le commerce anglais ; elle s'est élevée à peine, en 1865, à 1,500,000 kilogrammes, et pour le poil de chèvre à 2,500,000 kilogrammes, chiffre le plus 'élevé depuis dix années. Le duvet du cachemire, qui n'est guère employé qu'en France à la fabrication des châles et à quelques articles pour robes, est moins important encore et demeure à peu près stationnaire depuis plus de vingt ans.

Ces matières secondaires offrent surtout de l'intérêt par les variétés nombreuses d'articles nouveaux qu'elles permettent de créer en les mélangeant aux autres substances textiles. Elles contribuent sous cette forme à faciliter l'écoulement d'une quantité considérable de tissus/ où dominent le coton, la laine et parfois la soie.

Lanapinna. — Signalons, parmi les substances animales d'un emploi secondaire, les fils naturels de Lana pinna, ou pinne marine. Les filaments fins retirés de ces bivalves {Pinna rudis et nobilis de Linné) sont peignés par les Tarentins pour

en faire des articles de bonneterie très-souples, d'une nuance d'or brûlé.

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