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Que Térencele-Tailleur, nouvelle charmaute, a été prise pour gonfler rimpression du Capitaine Aréna ? — C'est tout simple.
Que VMihi, anecdote anglaise, donnée par la Revue Britannique^ a été reproduite dans le Speronare. — Pourquoi non , s'il vous plaît ? Le Speronare est Tœuvre de M. Fiorentino : Ne fallait-il pas que nous eussions l'air de travailler à ce livre et d*y mettre un peu du nôtre ?
Enfin que prélendez-vpus, en dévoilant toulçs ces turpitudes ? — Corriger M. Dumas ? — Allons donc ! l'homme est incorrigible , et la preuve, c'est qu'hier, — vous entendez, hier? — il a fait demander dans les bureaux de la librairie Pichot les Mémoires d*un Médecin , publiés jadis également par la Revue britannique. Or d'autres Mémoires d'un Médecin sont annoncés dans la Presse et doivent être signés Dumas. On ne chanéera pas le titre, à quoi bon ? Seulement la Presse et tous les journaux qui accueillent encore la copie de ce plagiaire universel agiraient de prudence , en imitant l'exemple de la Revue des Deux Mondes et de la Revue de Paris. Elles ont fermé leur porte au nez de M. Dumas et refusent positivement d'insérer de lui la moindre page , tant elles redoutent les procès en contrefaçon.
Oui , monsieur Dumas , vous êtes incorrigible , et nous n'avons qu'uii espoir, en écrivant notre brochure : c'est de faire honte à vos collaborateurs vivants.
Dépouillez les morts , livrez-vous à l'exploitation de la tombe ; soulevez le linceul qui couvre Benevenuto-Cellini , d'Arlagnan, Bassompierre , Saint-Simon , Talîemant des Réaux ; réimprimez leurs mémoires , prenez les œuvres d'Hoffmann , de Goethe , de Schiller, dé Walter-Scott, de Cooper'; signez de votre nom toute la bibliothèque Royale, rien de mieux ! On connaît le métier de plagiaire , et les auteurs volés n'y perdent rien. Mais que vous exploitiez notre jeune littérature, mais que le talent des autres vous serve de manteau , que leur plume s'escrime à vous gagner de l'or, qu'ils perdent jusqu'à leur nom dans cet abîme de gloutonnerie? voilà ce qui ne doit pas être, voilà ce qui ne sera plus à l'avenir.
Ceux qui écrivent avec vous doivent signer avec vous ; ils doivent l'exiger formellement, ils doivent vous y contraindre : aiutrement, ils se ravalent à ta condition de nègres, travaillant sous le fouet d'un mulâtre.