DS FACTEURS DONT DÉPENDENT LA MASSE, LA FORME
différences établies, et l'expérience prouve qu'elles sont constantes, nous avons dans l'un quelconque de ces procédés; dosage de l'un des éléments constitutifs de la myéline (lécithine ou cholestérine, par exemple) ou dosage de l'extrait éthéré. éthéro-alcoolique ou alcoolique, un procédé d'investigation suffisant et plus précis que tous ceux jusqu'alors employés, pour apprécier les variations de la proportion des éléments conducteurs de la substance grise et blanche et pénétrer plus avant dans la connaissance de la structure de l'encéphale.
Les premières recherches faites en ce sens par Lapicque remontent à 1898. Il a cherché d’abord à doser dans l’encéphale la cholestérine puis la lécithine. Après quelques séries de recherches, il s’est arrêté au procédé plus simple et qui lui parut plus significatif du dosage de l'extrait éthéré. Il opéra d'abord sur les hémisphères de quatre espèces de mammifères (les encéphales avaient été durcis dans du formol à 2°/.) on peut sur ces pièces faire facilement des sections dans une région bien déterminée, ce qui est beaucoup plus difficile sur des pièces fraiches, en raison de leur mollesse et de leur friabilité).
La matière cérébrale était desséchée jusqu'à poids constant à une température inférieure à 80°, après pulvérisation, on la soumettait à l'action de l'éther dans un appareil de Soxhlet. L'épuisement était complet au bout de quatre fois 24 heures. L'extrait évaporé, puis séché à l’étuve jusqu'à poids constant, était enfin pesé. Voici les proportions obtenues en pour cent de poids sec sur quatre cerveaux de chien, de mouton, de bœuf et dhomme :
CT es RS 40 ALODIOT a AR A Pre 38 OPUS RENTE NS ET RER 47 HOMME SNA CPR ARTE 45
Ces résulats doivent être examinés de près ; si l'on compare le chien, ou mieux encore le mouton, qui est plus voisin, au bœuf, on constate dans l’encéphale de ce dernier, une augmentation très notable du pour cent d'extrait éthéré.
Ce résulat était évidemment à prévoir, puisque, pour les raisons géométriques que nous avons exposées déjà, le cerveau
le plus grand doit avoir les parties conductrices de ses neuromes relativement plus grandes que le plus petit, « mais la correction ne pouvait être calculée a priori, puisqu'on n'a jamais à faire à deux cerveaux exactement semblables, même en limitant la question à son côté purement géométrique. »
Mais si l'on passe au cerveau de bœuf (encéphale pesant 415 grammes) au cerveau de l'homme (encéphale pesant 1450 grammes), au lieu de trouver une augmentation progressive, on trouve au contraire une diminution de l'extrait éthéré. C'est qu'en effet, chez l'homme, la couche corticale est plus épaisse, les ganglions cérébraux plus volumineux, les scissures plus profondes, toutes conditions qui ont pour résultat de diminuer relativement la substance blanche.
L'influence de la taille, et de la taille seule, sur la teneur en myéline de l'encéphale, fut mise en lumière de facon plus rigoureuse encore par Lapicque et Dhéré, en comparant entre eux les encéphales de chiens adultes, de poids très différent, mais de même coeflicient de céphalisation.
Ici encore le résultat ne pouvait être exactement prévu, puisque, ainsi que nous l'avons indiqué plus haut, plusieurs facteurs de sens contraire entrent en jeu dans la détermination de la structure de l'encéphale. L'analyse chimique seule était capable de révéler dans quelle mesure ces influences contraires se contrebalancent et se détruisent, et quel devait être, au point de vue de la structure et du développement relatif des éléments conducteurs le résultat final de ces oppositions.
Comme les auteurs avaient déjà trouvé une même expression pour la relation des diverses parties de l’encéphale au poids du corps, ils ont fait porter leurs recherches sur la totalité del'encéphale, et ont évalué les variations proportionnelles de la myéline d'après les quantités de substance sèche et d'extrait éthéré obtenus dans chaque cas. (
Voici les valeurs données par 18 opérations comme pour cent de substance sèche: