VALEUR MOYENNE
ESPÈCES des 3 exposants
partiels
Buteo buteo
Accipiternisus....\|
Buteo buteo Accipiternisus....
Corvus cornix....
Garrulus Glondarius....
Anas Boschas ....
Anas Querquedula
Les valeurs moyennes de » sont respectivement, pour la première série : 0,68; pour la deuxième : 068; pour la troisième : 0,69.
Celles de g sont pour la première série : 0,46; 0,57 pour la seconde, et 0,62 pour la troisième.
Celle de r : 0,40, 0,28 et 0,30.
Par conséquent, dans chaque famille naturelle, ces valeurs diffèrent nettement entre elles et celles de p sont plus grandes que celles de g, et celles de q plus grandes que celles de r.
Il est possible que la loi empirique qui exprime le poids E de l'encéphale en fonctions du poids S du corps E = c S 26 se ramène à une somme de la forme a SP + b Si + © Sr etc. quand on compare entre eux des animaux de même famille, mais d'espèces distinctes.
Toutefois, pour pouvoir parler de loi, il faudrait que les
valeurs de p, q, r, présentassent, d'une famille naturelle à l'autre, une certaine constance approximative.
Nous en sommes loin, et les variations que nous venons d'enregistrer sont vraiment faites au premier abord pour sur: prendre quand on a présente à l'esprit la très remarquable constance de l'exposant de relation global, soit dans une même famille naturelle, soit d’une famille naturelle à l’autre.
Ces variations sont, croyons-nous, imputables en très grande partie aux variations individuelles et aux incertitudes opératoires. Il ne faut pas croire, et j y insiste, que l’une et l'autre doivent ètre lourdes mais il faut songer que, et la vérification en est facile à faire, lorsque le calcul porte sur d'aussi petites valeurs pondérales que celles du cervelet ou des lobes optiques des oiseaux, une divergence de quelques milligrammes dans l'évaluation du poids de ces pièces, ou une différence de 20 grammes seulement dans l'estimation du poids corporel, peut augmenter ou diminuer chacune des valeurs p, q, r, de plus de 45 °/, ; or, 20 grammes, cela rentre absolument dans les limites des variations individuelles courantes, correspondant à l'état de jeûne ou de réplétion stomacale, au temps qui s’est écoulé entre la mort de l'animal et la pesée, etc., ce sont là des écarts inéluctables, insignifiants numériquement, et qui suffisent pourtant dans les conditions présentes à nous expliquer les fortes variations de nos exposants partiels.
Il est d'ailleurs à remarquer que celles-ci sont plus accusées pour le cervelet que pour les hémisphères, et pour les tuberculeux bijumeaux que pour le cervelet, c’est-à-dire qu’elles sont d'autant plus accusées que les pièces sont petites.
Nous croyons donc que le défaut de constance dans les valeurs des exposants partiels est plus apparent que réel, et que nous l’atténuerions dans une très large mesure si nous disposions d’un très grand nombre de chiffres et si nous pouvions faire usage de moyennes étendues.
Comprenons par exemple les valeurs des exposants partiels P, 4, r, calculées en faisant entrer dans la formule logarithmique les valeurs pondérales se rapportant aux n° 112, n°114 et celles se rapportant aux n° 49 et 110. Ces deux cas constituent la répétition d'un même exemple. Les deux buses 112 et 49, et les deux émouchets 114 et 110, sont de tous points comparables ; les valeurs de l’exposant global 0,55 à 0,61, sont voi-
sines : il n’en est pas moins vrai que nous avons pour ? des valeurs respectivement égales à 0,77 et 0,59 pour g, à 0,32 et 0,50, et pour r, à 0, 33 et 0,48. La même observation peut d'ailleurs s'appliquer aux n° 89, 99 et 95, 78, ou aux n°° 80, 79 et 86, 98 ; dans tous ces cas, quand nous comparons dans une même famille naturelle des mêmes espèces d'oiseaux entre elles, il est impossible qu'il s'agisse d'autre chose que de variations individuelles ou d'incertitudes opératoires.
Le conclusion est que, à moins de disposer de moyennes très étendues, l'encéphale des oiseaux, ou plutôt ses parties composantes, son trop petites pour nous permettre de définir exactement la loi suivant laquelle, d’une espèce naturelle à l’autre, et dans les limites d'une même famille, elles croissent en fonction du poids du corps.
Mais, dès à présent, nous entrevoyons que, de même que sous sa forme globale E — c Sf, la loi de croissance de l’encéphale diffère par la valeur de l'exposant : selon que l'on compare entre eux des animaux de même espèce, mais de variété distincte, ou des animaux de même genre, mais d'espèce distincte ; ilest à présumer de même que, selon que l’on se place dans l’une ou l’autre condition, l'expression développée du poids de l’encéphale prendra la forme E — a Sk + b Sk + ç Sk comme l'ont montré Lapicque et Dhéré pour le chien, ou la forme E — a Sk + b SE —E c Sk”,
Développement suivant l'espèce.
Si nous considérons des animaux de poids voisins, la part de l'influence somatique dans le développement de l’encéphale total sera la même pour tous ces animaux; c’est la base même de la loi de Dubois ; il est bien certain que ceci sera vrai encore pour chacune des parties composantes de l'encéphale, puisque c'est vrai pour la somme, par conséquent, d’un oiseau à l’autre, aux différences pondérales de l’une de ses parties, le cervelet, par exemple, correspondront les valeurs différentes de c dont l'expression C — c S* ou si l'on préfère des valeurs différentes du coeflicient céphalique partiel relatif à cette partie, le cervelet en l'espèce.
Dans la méconnaissance où nous sommes de la valeur exacte de chacun des exposants partiels D, q, r, nous avons calculé ces coefficients partiels comme si la loi de Dubois, avec Son exposant ordinaire 0,56, s'appliquait aux diverses parties de l’encéphaie. Les valeurs absolues des divers coeflicients partiels sont donc inexactes, mais l'erreur étant systématique, leur comparaison reste intéressante.
Voici les chiffres que nous avons obtenus :
2 ESPÈCES du due De.
Z CORPS lisat on BEA cervelet roptiques AR | — | ———— PADeGn Lx 1 920 8,9 4,8 122 1,4 A MBéCASSEX :.. 7:.| 385 10,3 6,6 42 0,8 imarceliesr. 9 | 307 116 7,4 179 y 4 | Mouette...... 1h | 404 15,6 7,8 2,0 4 ,4 S bEmouchet... ...| 232 17,4 10,0 2,9 2,2 CHibou:..:: 94521,92,2 14,7 2 4 1,9 MAPRPICEVEPÉE 20. 218 22.7 16,7 29 4,5 SHMOOTROIIE" ... 2 DEL 26,3 206 22 127 PRÉCrFENCHOL 340 30,0 24,0 2,2 1,9
De l'examen de ces grandeurs, ressortent les remarques suivantes :
1° Le cerveau étant l’organe le plus important au point de vue pondéral, c’est lui qui domine le facteur de céphalisation totale.
Si l’on envisage les deux gammes de valeurs, l’une relative aux coefficients de céphalisation totale, l’autre relative aux coefficients hémisphériques, on voit:
1° Qu'’elles sont sensiblement de même sens.
Toutefois, si l’on considère le cerveau seul, l'échelle est plus étendue et plus significative.
20 La gamme des valeurs relatives au coefficient cérébelleux ne double pas exactement les précédentes ; on voit en effet qu’il existe vers le milieu deux valeurs maximales (2, 5 et 2, 9) correspondant, l’une à la mouette et l’autre à l'émouchet; mais ces deux valeurs mises à part, l’ordre de croissance du coefficient cérébelleux est sensiblement de même sens que celui du coefficient hémisphérique.
Si ces deux séries se doublaient exactement, il serait permis d’en tirer comme conclusion l'affirmation d’une dépendance fonctionnelle étroite ; somme toute, le développement du cervelet paraît lié surtout à certaines aptitudes fonctionnelles ; il est en particulier remarquable chez les rapaces et chez les oiseaux de mer, ce qui me semble indiquer une relation toute particulière avec le vol plané qui nécessite une coordination très étroite du mouvement.
3 Quant au développement des lobes optiques, il paraît être tout à fait indépendant de celui du cerveau.
Ce n’est là que l’amorce d'indications qui pourraient être intéressantes.