‹ Fais ce que dois drame en trois actes, en versChapitre 19 sur 59 · ACTE I, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII

Le duc devra venir sans suite,

C’est lui que l’on veut, non ses gens ;

Si je refuse ? '

LF. HÉRAUT.

S’il htSsitc

C’est l’affaire de nos sergents.

BOURBON

Qu’ils viennent donc !

(Le Héraut s’éloigne.)

Eh bien ! est-ce assez d’insolence ?

Et vous figurez-vous encor que je balance Quand on m’ose, chez moi, parler d’un pareil ton?

Non, je n’hésite plus.

(A Caballo.)

Monsieur, où signe-t-on ? *

(Cetoi-ei donne vivement une plnme, Bourbon signe. Ou entend un cliquetis de fer au dehors. Chacun prête l’oreille. Saint-Vallicr quitte le premier son attitude et tire son épée.)

BOURBON, reculant d’un pas.

Que fais-tu là ?

SAINT-VALL1ER.

J’ai dit ce que je devais dire ;

Il n’est plus, maintenant, qu’une gloire où j’aspire,

C’est de prouver bientôt à mon maître et seigneur Que, le danger venu,j’ai du sang dans le cœur !...

(Il se plante, l'épée nue, devant la poite du fond.)

BOURBON, serrant la main de Saint-Vallicr.

Alors, je suis certain de gagner la campagne ;

Car, pour te vaincre, il faut une armée !... En Espagne !

(Il soit avec Pompéran et Caballo, par la porte de droite; Saint-Vallicr les suit dil’œil un moment; puis, entendant un bruit de pas et d'armes dans le fond, il ferme la porte de droite etsc place devant, l'épée haute. Des soldats paraissent au fond, ils s’arrêtent à la vue de Saint-Vallier, qui se prépare à leur tenir tête.)

* Caballo, Bourbon, Saint-Vallier, Pompéran.

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