SCÈNE PREMIÈRE
CARLOS, puis JEANNE".
CARLOS, à la cantonnadc.
Veillez bien au dehors... Je suis donc seul, enfin !
Jeanne, une fois par jour, traverse le jardin.
Pour aller, du palais d’Aranjuez, à la messe ;
Elle ne m’a point fait de formelle promesse ;
*Mais la voix de son cœur lui dira bien tout bas Que c’est de ce côté qu’il faut porter scs pas. ,
(Ecoutant.) . j.
J’cntendifle bruit soyeux d’une robe. C’est elle!
C’est mon bonheur qui vient! Qu’elle est charmante et belle!
(Faisant un pas vers Jeanne.)
Jeanne !
JEANNE
C’est vous, seigneur?
’ CARLOS
Vous alliez au sermon?
V JEANNE
Oui, car les saints discours éloignent le démon.
CABLOS. . .
Le démon? Voyez-vous, celle-là qu’il obsède N’a point ce front si pur, que ma Jeanne possède.
Là-bas, vous n’avèz rjen à faire ; puis, ici, 1 •’ •
Sous le regard de Dieu, l’on peut prier aussi;
Car, aimer, c’est prier, quand l’amour est sincère.
* Jeanne, Carlos.