‹ Fais ce que doitChapitre 12 sur 14 · SCENE QUATRIEME · texte numérisé non relu

SCENE QUATRIEME

Je suis simple d'esprit ec n'ai rien d'un prophète, Et pourtant, malgré tout, malgré notre défaite, Je crois que nous pouvons encore être sauvés.

Marthe.

Mais un enfant }...

Daniel.

Enfant^, c'est vous qui le pouvez.

Car pour notre revanche, hélas, trop peu certaine, Nous n'osons entrevoir qu'une date lointaine. L'œuvre doit être longue et patiente ; et nous, Nous qui vous aurons fait monter sur nos genoux Afin de vous parler plus près des représailles, Lorsque vous partirez, enfants, pour les batailles, Nos cheveux déjà gris seront tout à fait blancs, Et nous vous bénirons avec des bras tremblants.

Marthe.

Vous doutez cependant de ce pays frivole }

ANIEL.

Nous le transformerons, nous, les maîtres d'école. Donnez vos fils ; ils sont ardents et belliqueux. Donnez. Nous sauverons la patrie avec eux. — Si nous le voulons bien....

La revanche ! Chimère !

Vain rêve, œuvre impossible !

Henri.

Ecoutons-le, ma mère.

Daniel.

Oui, si ce peuple veut et si tout son passé De folie et d'erreur est un jour effacé, Si de son ignorance enfin il se délivre, S'il apprend à choisir la parole et le livre, S'il cherche le progrès logique et régulier,

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