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avait aogmenlé à Àmbr iz, eii ii n'y avait pa& d'autorités Portu* gaises; Tautre, qu'elle avait diminué sur le territoire sujet à Taclion immédiate de l'autorité Portugaise.
En 1848, un navire Portugais de la croisière prit dans le port d'Ambriz le brick Anglais Lady Sale, qui fut condamné comme négrier par la Commission Mixte de Loanda.
En 1848, le Commandant de la station navale Portugaise d'Angola, alla, à la prière du Commodore Britannique de la station navale respective, à Ambriz, où il débarqua et brûla plusieurs barracons, où il trouva des chaînes et d'autres objets qui servent à la traite des nègres; dans un de ces barracons, situé à deux milles d'Ambriz, il trouva des esclaves à la chaîne; et plus loin dans l'intérieur du pays, il y avait encore d'autres barracons, qui furent détruits.
Dans la lettre du Capitaine Wilmot, adressée le 17 Février 1853 à Lord Palmerston, dont nous avons déjà fait quelques extraits il parle des négociants établis dans les ports de cette Côte, et dit: «Ce sont eux qui soutiennent indirectement la traite des* nègres; l'Américain, de même que l'Anglais, fournit les denrées dont le Chef nègre a besoin quand il vend ses esclaves; et quoique, à Ambriz et dans d'autres endroits, le commerce en ivoire, etc. soit grand, on ne peut toutefois déguiser, que l'homme blanc établi dans ce pays est en foveur de la traite, et n'ose ouvrir la bouche, lors même que les esclaves sont embarqués en sa présence; et en effet, plus la traite des nègres est active, plus il tire de profit, car l'argent donné en échange d'esclaves, revient à sa factorerie en échange de denrées de toute espèce. »
Il dit aussi que, sous le pavillon Américain, la traite des nègres se fait encore en grande échelle sur cette côte.
Les Commissaires Britanniques de la Commission Mixte de Loanda écrivaient, en date du 26 Décembre 18B3, au Comte de Clarendon :
« Peu de négociants Britanniques sont allés jusqu'à présent à Ambriz pour faire le commerce licite. Nous sommes informés que les naturels de cet entroit n'ont trouvé aucun intérêt à faire le commerce licite d'aucune espèce, et il est bien à craindre, que tant que les négociants d'esclaves trouveront qu'ils peuvent impunément tenir leurs cargaisons vivantes prêtes pour l'embar-
qaement, aidés et défendas, comme ils le sont roaiotenaDt, par les Chefs du pays, qui ont jusqu'à présent résisté à toutes les tentatives qui ont été faites pour leur persuader de suivre une conduite différente, il sera très difiScile de déraciner entièrement dans ce pays la traite des nègres, et surtout tant qu'il existe un pavillon qui en couvre les opérations inhumaines, comme le fait maintenant celui des Etats-Unis. »
En Avril 1884, le Ministre de Sa Majesté Britannique à Lisbonne envoya au Gouvernement Portugais une liste de noms d'individus qui faisaient la traite des nègres, indiquant les endroits où ils faisaient leurs transactions; et un de ces endroits était Ambriz.
Et dernièrement encore le Gouverneur Général d'Angola , dans l'occasion où il fit occuper ce port, y trouva quelques barracons, et des esclaves destinés à être embarqués.
De ces informations, dont la plupart sont données par des fonctionnaires Britanniques, il résulte que la traite des nègres entravée par les Autorités d'Angola, a augmenté dans le port d'Ambriz et dans d'autres ports de la cdte du Nord ; qu'à Ambriz elle se faisait en grande échelle, que les négociants Anglais et autres qui y sont établis, favorisaient la traite parce que leurs profits étaient proportionnés au développement de cette traite; que quelqu'un de ces négociants avait même aidé à la faire directement en y employant son bateau; qu'un navire anglais pris dans ce port a été condamné comme négrier ; et que le pavillon Américain protège ces transactions.
II est donc évident que tant qu'aurait existé l'état des choses antérieur à l'occupation, il n'y aurait pas eu moyen de faire cesser ni d'empêcher dans ce port la traite des nègres, car les navires de la croisière ne pouvaient y stationner qu'accidentellement, et il ne leur est pas permis de visiter les navires sous pavillon Américain.
D'après ces circonstances, le Gouvernement Portugais a la conviction qu'un des moyens les plus efficaces, peut-être l'unique, d'empêcher dans le port d'Ambriz la traite des nègres, consiste à y établir des autorités responsables, accompagnées de quelques forces destinées à y maintenir la police, et qui donnant toute protection au commerce licite, seront un grand obstacle pour la dite traite.
Ainsi, si le Portugal aiMindonnait maintenant ce port, la traite des nègres en recevrait une nouvelle impulsion, et les négociants Anglais et autr^, qui y ont des factoreries, en tireraient de nouveaux profits. Ils sont, par conséquent, les plus intéressés à ce qu'il n'y ait aucune autorité, ni aucune force Portugaise dans ce même port. Peut-être se plaindront-ils que l'occupation ait fait tort à leur commerce; et ils diront probablement vrai pour ce qui a rapport aux gains qu'ils retiraient de la traite des nègres. Mais ces plaintes doivent mériter autant d'attention, que mériteraient celles d'un négrier, qu'on empêcherait de faire dans un port le chargement d'esclaves à bord de son navire, tout préparé pour les recevoir.
L'extinction de la traite des nègres à Ambriz, qui, dans ces dernières années a été un des plus grands marchés de l'Afrique Occidentale, est un objet de la plus grande importance pour la prospérité de la Province d'Angola ; car ce marché y nourrit le penchant pour cette contrebande, qui n'y est pas encore éteint, et distrait par conséquent l'attention et les capitaux de quelques négociants, qui autrement les employeraient à des négociations licites.
Or, comme les croisières Portugaises ni les Anglaises ne peuvent mettre un terme à la traite à Ambriz, parce qu'elle est faite par des navires cou vertsr jusqu'au moment convenable du pavillon Américain, il s'en suit que l'occupation permanente de ce port par une force Portugaise, est une nécessité pour le développement industriel de la Province d'Angola.