MÊME OÙ LES MÉTIS LE DÉSIRENT
“#(4.) Chaque réserve devrait être occupée par au L'évêque protestant de ls Terre de Rupert, : moins cent familles, et devrait contenir une superficie | ED répondant au Col Dennis, lui dit qu il de douze milles de terrain qui peut êtrs utilisé, c'est- | craint de connaître trop peu les métis pour . D à-dire, l'étendue de quatre cantons. que son opinion à leur égard, ait quelqua ““(c.) Tous les métis, hommes, femmes et enfants, valeur, puis il ajoute :— ' ‘1 résidants dans le Nord-Ouest, au rer. janvier 1879, 1P J ° Fours as devraient recevoir des scrips non négociables pour! “ La grande difficuité que je redoute, est celle ‘de Les quatre-vingt acres chacun, et devant être choisis dans | convaincre que l’agriculture doit être l'occupation prinl'une des doure réserves sus-mentionnées. ‘ cipale de toute leur vie. Leur penchant naturel les,
.“{a.) CES TERRAINS NE DEVRAIENT pas ÊTRE | portera toujours à choisir des terres où ils pourront VENUS, HYPOTHÈQUÉS, NI TAXÉS, AVANT D'Avoitr | faire bonne chasse et bonne pêche de préférence à celles: ÉTÉ FOSSÈDES PAR LA TROISIÈNE GÉNÉRATION DEs | Où le sol'et les autres avantages sont supérieurs sous le PREMIERS, MROPRIÉTAIRES, OÙ PAR LEURS R£PRÉ- | rapport de la culture, IÎlest donc essentiel pour eux. SENTARTS." . . d'avoir, au Fort, ‘un aviseur sage et ‘expérimenté qui:'
Sa: uisse les guider dans le choix ‘de leurs établissements: Sa’ Grâce élabora ces recommandations | TS ecis Davis QU'ON NE DEVRAIT PAB PAIRR DE-avec gräud soin, et sugvéra le mode auivant
€ RÉSERVES NI POUR LFS MÉTIR, NI POUR LE Gou-.. lequel les réserves devaient être délimitées | ;ceneurxr, er QUE LES MÉTIS DEVRAIENT ÊTRE etatilisées. 11 recommanda aussi l'octroi N
, ! BST. OCITOÏ | LIBHES COMME TOUT AUTRE COLON DE 8E CHOISIE: d'outils et de graîns de semence, ét l’établis- | {5 sennain NÉCESSAIRE POUR “Leu ÉTagLERg— sement d'écoien pour chacune des réserves, | pexT, Ma18 SUN PAR DR CHOISIR TOUT LE MalL— gets sont dé 68 pi qe HEUR TERRAIN SIMPLEMENT, PAR CAPRICE, POUR !
. iqué. - l'EMPÊCHER D’ ONS DE SF me que Protestant de Saskatcheran,. dans sa PES D'AUTRES 00LONS PRET ÉTaBLR jet M Dennis, soppoms sue à l'adop | qua Lané paré étaiE JaTceS on:du° mods de règlement: suivi pour le . , neue, Manitoba 1ldit 1. ‘1. F dans les résolutions pasabes.le.2 août, 1878. : : nr EU Ces résolutions étaient ‘ent :réponëe À ue nl . ; n .FépOusf us M Le-nfsurrar D MODE SUIVI DANS LE pétition, signée par 278 personnes . qui.- ANITOBA DE DONNER DES TERRES AUX PARENTS | Gemandaient qu'une section deterrain fut: ‘ ET AUX ENFANTS RESPECTIVEMENT, N'A PAS ÉTÉ ctroyée ! comme réserve spéciale, pérpé=…. D DONNE AN OUR AUTANT DANS 18 | tuile cf inaliénablé. sur laquelle ils aurniént-. « « ., H LU H ! “ s.
Je eme au ceci et généralement ads éta'a | Gun mantère pormanente inst due Vo iscuté. ‘ nou ' . P 2. ” à il grent à la suggestion d'émettre du scrip, «mploy ts da Houvernemehk en: report: te * avec leurs besoins et letr ‘population, mais
4 La deuxième alternative. ‘celle de fai émi à l'exception des blancs qui ‘dévalent tous -
. ième alternative, celle de faire une émis. | en ôtr # L cette " Rd date pres, à made | ve tait de 160 aur 50 mil Tong. de Le gun résultar désastreux, en ce qui regarde le but que | frontière internationale; à l’ouest .de l'en nement se propose. La seule classe de per-| droit traversé par la rivière. Pembina." 118 émission, sat celle des con ar Ee d'une telle | deniandaient le privilége. de, posséder cette teurs sur les terrains ; ceux-ci obendraient bientôr le | réserve avec, exemption dé taxes soit pour
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toujours, soit pour un terme assez long pour | ane enquête rigoureuse relativement à tout. leur permettre de les psyer sans déravan- |'ce qui regnrdaït les étabii sements dans le tage”à Jeurs familles. lis demandaient} Nord-Ouest, et de régler sur les lieux même, aussi qu'on leur accorde des écoles, des | toutes les réclamations pendantes, de n’im— inatituteurr, et des institutrices dont les|porte quelle nature, dans cetié région, dépenses seraient paÿées par le Gouverne- | comprenaut celles des métis Mr. Russell ment, des églises et de« prêtres de leur l'avait des qualifications exceptionelles pour # religion, et auxsi des artisans tels que des | uns telle mirsion, parcequ'il connaissait le * forgerons, ün menuisier, un cordonuier, etc, | pays et beaucoup de métis qui l'habitaient, et auxquels ils pouvaient recourir en cas de} pouvait parler.en Français et en Cris. besoin, et qui pourraient leur enseigner ces! Malbeurens-ment, avaht de pouvoir partir métiera de la vie civilisée. La recomman-| pour remplir 58 mission, il eut le malheur: dation du Conseil, relativement à cette l'de se faire cagger la fambe paraccident. ce qui . pétition, était Comme:suit :— -. -- °- -- -—-H'empéeha da remplir.ses fonctions pendant : ” 1. It xergkarmpas sonrcreux 'accogver | Plusieurs mais, et de fait, il n'a pu ronti-— DES RÉRERVES DE TERRAIN aux MÉris pu Non. |uuer l'exercice de ses. devoirs oficigis Ovxsr, M1 DE:LEUR DONNER DU sup n£co. | depuis ce temps. là. Le ; Gouvérnement : TABLE. - RE ‘| dérenpérant. de pouvair faire concorder les “2! Prenant en considération, néanmoins, le fait, | opinions diverses à lépard : du règlement . HÉRe que métis du Manitoba, dans le Dur dada | pr Go anations qe métis 30 Manitoba, de ï : : ir | les fraiter-comme les métis du Manitoba, € AN Le EE relativement aux terrains de cete le 28 jauvier.1885; un Ordre du Conseil fat” général parmi les métis des dits Territoires, à moins | passé, nommant den commissaires qui qu'ils ne reçoivent quelque compensation de. même | devaient fuire . j'énnmération nécessaire, ‘ dans je but d'accorder dex terres ou Âu serip
nature. .. n ‘ “3. La compensation la plus' avantageuse aux métis ñ £ Qoipets de location.) La copie de cet Ordre : a Conseil est comme suit :—
: seraît de leur sccorder un billet de location non trans-
| férable pour: cent soixante acres à chaque chef de famille métis et à chaque enfant de parents métis rési. dants sur les dits Territoires, au moment de leur trans. fat au Canada, tel billet devant être émis inmiédiite. ment en faveur de chaque métis Âgé de dix-huit ans ou plus, à condition qu'il fournisse la preuve de son droin |: 1885 . k à ce billet ; le même privilége’sera accordé à chaque “ Le ministre de l'Intérieur ayant soumis un memoOenfant. lorsqu'il ‘atteindra Tige susdit et fournira Ja] randum par lequel il appert qu'il est désirable qu'il soipreuve nécessaire quant à son droit d‘y participer, . |autorisé à obtenir l'énumération des métis et à emt ‘4. Chaque métis possédant un d ces billets. de | ployer trois personnes pour faire cette énumération, location pourrait s'établir sur une des terres fédérales | dans le but de régler équitablement les réclamations non-occupées, le titre de cette terre restant à la cou. | des métis dans le Manitoba et Jes Territoires du Nordronne, pour. une période shhséquente de dix: armées : | Ouest, qui auraient eu le droit d'avoir des-terres s is si, après trois ans d'inscription, le métis-locataire, ne l'a | avaient résidé dans le Manitoba dans le temps dutranspes améliorée, son droit À cette terre sera révocable. fert, et s'ils avaient présenté leurs réclamations suivant “sn: outils d'agriculture et des grains de |} les dispositions de l'acte de Manitoba, et aussi dans le semence, devraient être accordés une seule fois à chaque | but de régler les réclamatioris des métis qui résidaient famille qui s'établira, dans le coors de trois ans, afin de | au Manitoba et avaient droit de participer aux octrois. encourager à résider sur leurs terres ee A lés cuiti. | de terres, mais n'ont pas présenté leurs réclamations.” © ver, aa lieu de faire la chasse sur les plaines et de sex. | ‘Le comité approave la dite recommandation, et ainsi à de grandes privations, d'autant plus que recommande que l'autorisation requise soit accordée. É burlle est à la veille de disparaitre. ne “Joux Le McGEE, dois . “*@ Les métis qui ont reçnleur part de la distribu- reflier du Conseil Privé.” tion des terres et du scrip: dans le Manitoba, nef ‘La nomination de cette commission devraient pas avoir le: droit de recevoir des billets de | + © location dans les Territoires, : quoiqu'ils y puissent rési-
f« Copie certifiée d'un rapport d'un comité de l'honorable Conseil Privé, approuvé par Son Excellence le Gouverneur Général, eu Conseil, le 28 janvier,
fut annoncée immédiatement, et je Père d Andrè,.èn rendant témoignage pendant Je procès à Regina, déclara sous serment qne la nomination de la commission fut annoncée au peuplo. je 4.de mars,plus de deux semaines.
que parmi toutes les autorités, pas une n'a recommandé: d'accorder du scrip aux, métis avant Ja bataille du lac aux Canards. Voici . le: témoignage, donnë relativement à cs
de la même mavièra que dans le Manitoba.
je
des maintenant”, : :
L'on, voit donc, d’après co qni précède
La proposition, de, l’Archevêqne. relative megt à, une résesve,; fut condamnés par les soie autres autorités mentionnées et toutes les recommaudations. fepdaient,. à. feire placer es métis sous la tutelle du, Gouyernement,, e à gnoi ce dernier.ne, pouvait guère con— sentir . Ce conflit des recommatudations fut a cause réelle du délai. Malgré cela; le Gouvernement. ne nëgligea pas son devoir.
Par;un ordre du Conseil daté-le:7'de jnin,.
1883, Mr; Lindsay Russell, alors .sous-:
tre de l'Intérieur, reçué l'ordre de faire |:
TT) : fort pou ot FE O.—Voulez-vous dire si, depuis l'arrivée du LR ‘Aler daris ‘le pays, Fusqu'au temps de la rébellion, le . ouvernement à donné une réponse favorable aux démandes et aux réclamations des métis ? oui "l # R.—Qui, je sais qu'il a acquiescé à certaines de: Handes relativement à ceux qui n'avaient pas de serié dansie Maaitoba ‘Un télégramme fut transmis le 4 mars dernier, accordant le écris. . .
“ Quint temps à 1 , , .
ER —Oui it an changement de l'apeñtage-
rt t A x
Æ'R.-Celle des’ patentes. Cette question a aussi été réglée en quelque sorte, car M. Duck fut envoyé, cet je l'récompagnai en qualité d'interprète. Q-—Quelie autre question restait-1l ?
SJ" R.—La seule question du bois de chauffage et du bois'de construction." F:'La question quant au bois de chauffage et de construction, était relativement aux règlements ordinaires applicables à tous les colons, qui étaient otligés de payer certaines redevances pour le bois qu'ils preuaient sur les terres du Gouvermement, en surplus de ce qui suffisait à leurs besoins, dans l'intention de le vendre, Dans le cas des métis, la somme collectée, pour rede— vances sur le bois de chauffage, et sur le bois de construction n'excédait pas une moyenne de cinq centins par année, pour chaque colon! Charies Nolin, dans son témeignage pendant le procès, après avoir donné le récit des réclamations de Riel pour un octroi d'argent par le Gouvernement Canadien, en sa faveur, dit ce qui suit à l’égard de l’action da Gouvernement ; le M. Macdowa!l qu’il nomme est le représentant da district de Saskatchewan, au Conseil du Nord-Ouest :— ° “Le jour suivant, je reçus de Macdowall une réponse à un télé e ; le télégramme disait que le Gouvernement allait faire justice aux droits des métis, pas ne faisait aucune mention d'une indemnité à tr] Q.—Avez-vous montré cette réponse à Riel ?
‘R.—J'ai montré, le Dimanche suivant, k réponse ai reçue. :
.—En quel mois était-ce ?
— En février.
.— Au commencement du mois ?
5 R.—Oui.
“ Que dit l'accusé?
“ $= épondit que les Angla's volaient depuis 4oo ans, qu'il était temps d'y mettre un terme, que cela avait duré assez longtemps.
* Li] L}
‘#Q.—Y at-il eu, au commencement de mars, asset à l'établissement de Halcro. : Fee
"R.—QOui.
“Q.—Etiez-vous présent quand il a organisé]cette assemblée ?
‘‘R.—L'assemblée n'a pas été organisée par lui, exactement ; c'est moi qui l'avais organisée, mais l'ac. cusé profita de l'occasion pour agir comme, il a fait, L'assemblée avait été convoquée dans le but d'infor: mer la population de la réponse que le vernement avait faite à la pétition qu'elle lui avait "
C’est donc entièrement faux de dire, comme on l’a répété dans Jes journaux ‘et les assemblées publiques, que je Gouvernement n’a rien fait avant que l'insurrection ait éclaté et que des vies eussent été gacrifées.
Relativement à cette QUESTION DE SCRIP (BILLETSIDE LOCATION), il est ben de noter que l'insurrection a éclaté et s’est hornée, en ce qui concerne les métis, daos :les environs de Saint-Laurentet de Batôche, eur la Snakatchewan sud. Comme quertion de fait, le titre
indien de 92 pour cent des métis de ce district, était éteint su Manitoba; par conséquent, ile n'avaient aucun droit à considération au sujetde. ce titre. Mais trois vétitions furent envoyées de ceite région particulière au ‘godvernement. L'une d'elles fut envoyée par Gabriel Dumont et 45 autres ; or parmi les signataires, 36 avaient obtenu leur scrip au Manitoba et n’avaient aucun droit à en recevoir
les territoires. Une autre venait de colons établis dans la paroisse de Saint-Louis de Langevin, et était signée par 32 personnes, dont 24 avaientobtenu leur ecrip au Manitoba. La troisième, venant de la paroisse de Saint-Laurent, était signée par 7B dont 60 avaient obtenu leur acrip au Manitoba.
On voit donc que dans {a région où la rebellion a éclate, il n’existait aucun droit raisonvable à réclamer des scrip.