‹ Faits pour le peuple: la Rébellion du nord-ouest: la question des métis et leur traitement par le gouvernementChapitre 6 sur 15 · LES COMPAGNIES DE COLO%ISATION · texte numérisé non relu

LES COMPAGNIES DE COLO%ISATION

On a sccusé le gouvernement d’avoir précipité l’insurrection en concédant à la Compagnie de colonisationde Prince-Albert les terree des colons de la paroisse de Saint- Louis de Langevin, sur la rivière Saskatchewan. If est bien vrai que la compagnie de colonisation de Prinoe-Albert a

emendé ces terres en échange de quelques” unes de celles quelle possédait déjà et que le goavernmement a consenti à : cet échange, mais dans la convention passée avec le gouvernement,.se trouvait l’article suivant qui protégeait amplement Îles colons:— .

“Bt une des terres f t l'objet de la sente convéaton est occtpés par une Less nine oc des personnes qui pourront s’y être établies, ces personnes De seront pas dérangées dans leur pousession par ls Compagnie, à moius que’ ce ne soit avec ls consentement par écrit du ministre de l'intérieur ; et le min. istre de l'intérieur pourra, s’il juge À propos de le faire, de temps en témpe, donner à en com avis

r] par écrit que les terres en la possession de ces per-

sonnes respectivement, et lJes terres voisines qu'il juger conveuabies (mais n'excédant pes LEA RE ON REA PE er pt alors len dites Erres seront retirées et la présents convention cessara d'avoir eflet à ont ézard.” …, Cependant, la compagnie n’a jamais acce Féchange et elle n'est ‘jamais entrée en possession des terres ; elletn’a Jamais, non plus, dérangé un seul colon dans sa tenure. Comme question dé'fait, les colons ‘ignoraient: la ‘cogréspôridance ui avaient en lieu entre Ia compagrie de rince-A bert et le gouvernemetit'au' sujet de l’échange des terres, cômme en'fait foi les déclarations ‘faites sous : serment par tous les colons. .Ces déclarations ont êté produites devant le parlement, -'Fl suffira d’en donner ioi quelques extraits. / William Bremner déclare: pt

“ On ne 1#8 jamais dit, et je ne pense pas non pins qu'ou ait dit À mes flls etä mon gendre, car je l'aurais su, que nous ne pourrions pas obtenir une inscription pour la terre, ainsi que nons ls désirions. Riel m'a dit anc fois que probablement nous ne l'obtiandrions

8i nous l'avions cru, nous aurions alors abanonné la terre, ef nous n'aurions pes continué, comme nous l'avons fait, à l'améliorer.

Magloire Boyer déclare :— :

# Je déclare positivement qne pe ne me jamais dit que les colons de & So nsÉp ne pourrajent ob tenir l'inscription, ni que le gouvernement avait vendu les terres à ane corporation.

Jonas Laviolette déclare :—

autres colons de ca la désiraient. Riel no m'a jsmais dif que je r'obtiendrais pas inscription pour cette terre telle que demandée."

Marguerite.Boyer déclare:— =

‘On ne m'a jamais dit que mor mari n'obtiendrait

re prier per me depuis se mort, . a ours supposé que nous aurions oette terre

10 chaînes sur la ivière, * Simon mari on moi avions

suppoéé que nous rions cette terre, nous l'aurions

sbandunnés de longtemps et nous ne l'

pas amèliorée."

- Alexandre Lamirande déclare:

“On ne m'a jamais dit que cette terre ent été vendue ou concédée le gouvernement à on particulier, à ane corporation ou compagnie de colou:sstion. Rielne m'a jamais dit que l'inscription pe pourait 8tre obtenue pour cette terre ou partie de terre dans le 45, 47, Ouest du 2me. méridie:

êt je n'ai amas entendu aucua des colons da township dire qu'ils ne pourraient obtenir l'inscription pour ces terres.”

eussent été informés qu'ils n'obtiendraient ‘leurs

lota, et j'ai cru que, dédnitivement, linscri serait

scordes pour des lots d> 16 chaînes donnant sur la vière, ‘ LES

Elzevir Swaïn déclare :—..

“Je n'si jsmals demandé l'inscription, et on ne m'a c éclare :— jimais dit que la terre rene À d'antres qu'au Alex. MoDougall déclare à gouvernement. On ne m'a jamais dit qne mon lot, | “Je u'ai jamais été inforrué qu'une partie de ce

township appartenait à une compagulede colonisation, ea Theure qu'il est, je n'ai jamais reçu d'avis À Gé effet " .

Paul Grézaud, commerçant etex-Frère, déclare :—— . , . “Les parmi uels je demevre sont tous tuétia, Jeneiesai ant entendu se ° plandre d'avoir

eut été vendu à on particulier, à ane corporation ou à une compaguie de colonisation ” ‘ .

Elisabeth Richard déclare :—

“Je ne ms suis jamais adressés au bureau des tèrres pouravoir une inscription, syant tons peusé que nous l'obtiendrions al nous la voulions, ais je ne m'attendais pes à la rocevolrsans ln demapder, J'ai toujours supposé que Je gouvernement nous ls donnerat quand nons ferions une demande à ost effat.”

William Brace-déclare pu

CP + Lo nn “On ne m'a jamais informé, et je n'ai “jamais entendu dire que le gouvernement eut concédé cette terre À une personne ou à une corporation, et je-n'af jamais eru que noas n'obtiendrions pas l'inscription.”

J. Baptiste Boyer déclare: — Ti “4 Je den’eure dans le township 45 depuis 1888. Je éctare :

usieurs années, et je mal jamais a, pris que le german ou les spéculateurs leur eussent enlevé leurs terres où lear eussent donné avis à œteffct Je n'ai jamais entsndu Parler de pareille chose.”

parle en connaissance de-canse, et Je d ve ment que personne 06 nn famals dit que l'inscription ne pourrait être obtenus par les oolous des townships 45-77, O. 2, pour les terres gu'ileréclamalent," .

Alexander Bremüer déclare :— .

“Pour ‘ma’ part, Jai toujours penré que fair à '

et Je crois ane tous les autres colons ent pareillement ; L dans l'obtention de l'inserintioù, comme'nous la dé- ; Îues et expliquéesavec soin dans la e qui leur ésé [TS ère ; ils les ot parfaltemen: comprisee, où

Alade Légaré déclare: 7 5 * +

#On'ne m'a jnmals dit que le gouvernement en

concédé une. partir du township “45-27 O. 2me.

méridien, à uns, personne ou cdrporation e£ que-par n

Pa nn Fee Hs Pr aber Fe ay - s + d Lac u'on Je ini aut dif, et j'ai toujours pensé que Jl'inseriys. nr e, Louis Marion, cultiratanr a Îe colonte x

Jon sera a6cordée en hgts de dixehainen” |, :| Binco Ales Sasketetiewsm, déciaresoicanellement: Modene Lave déclara 2 hé Re de 3e ae

LR fn Do on | PE Sa Pr date

d'interprête, j'expliquai complétement aux colons, | l'acte des terres qui avaient trait À leurs ré. ations. daus chaque cas, 1s signification des papiers qu'ils | 11 m'informa, à son retour, que la principale répnnse sigoaient pour lui; ils ont compris ce que voulaient | que lui avaient faite les gens qu'il avait visités, c'était dire les paqiers qu'ils signsient pour lui. Souvent | qu'ils étaient pauvres et ne possédaient pas l'argent Jj'expliqnais les choses aux métis français en cri et en | pour faire l'inscription, Apart cela aucune plunte frar.çais, et je leur demandais s'ils étaient sûrs de bien | d'aucune nature.” '

Wignaient; & La … qui y misent slgaatures et ri intdécaré .:On voit done ane-loin d’Avüir voulu ém- Den RE PO D re re “its let | pêchér l’émission des lettres-patentes, le jamais entendu autan de ces cols 8e Pie MAre d'avoir gouvernement a pris tous les. moyens pos- Été dérangés dans leur tenure soit pate gouvernement | sibles pour engager les colons à faire l’inou par une per-onne autorisée par le gouvernementou | acription de leurs terres, condition qui doit par aucone personne quelconque. être remplie avant que les lettres patentes Ceci établit clairement que ceux qui ont | puissent être accordées. Eñ réalité, tout ce fait ces déclarations sous serment, savaient | qui s’est passé, démontre que ces métis, qui parlaitement ce qu'ils disaient, et les ont | n’étaient après tout que des colons venusdu aites sans ÿ être induits et sans recevoir | Manitoba. et qui, en cette qualité; n’avaientdes menaces. ‘ pas droit à plus de consideration LS . autres colons, au dire de M. David Mills,.

La QUESTION DES PATENTES. ont été beaucoup mieux traités que les On a accusé le gouvernement, dau cer-| autres par le gouvernement qui n’a rien’ tains quartiers, d’être la cause de ce que | négligé pour les aider dans leurs travaux les métis ne pouvaient point obtenir leurs | de colonisation. ! tentes. À cette accusation, une lettre L'on doit bien se rappeler que Louis e M. Duck, qui a été produite devant le] Riej n’a pas prêché la révolte aux métis parlement durant Ja dernière session, est | bour les réclamations contenues dans leurs une réponee suffisante. Cette lettre était | Létitions, qui sont maintenant du domaine

>> adressée à M. Pearce, membre de la com-| de a discussion publique. Riel, aprés son mission des terres, et en voici des ex-f arrivée dans le ys, afficha ‘des prètentraits :— tions beaucoup plus grandes. Les métis'

“Après avoir reçu, au mois de mars 1884. vos ins- v’envoyérent au gouvernement, aucune troctiaus au sujet de l'étude de ces réclamations, je | résolution ou document d’aucune sorte.

cousultai le Révérend Fèro André, supérieur du An l’orrvä : : H district, ponr savoir quel serait 1 ‘temps le plus sprès Ù arrivée de Louis Riel. Toute qui favorable à je pourrais faire l'enquête et obtenir les | & été reçu ce fut an brouillon de pétition, renseignements désirés Il me dit que oomme plu. envoyé par M. Jackson, le secrétaire d8 sieurs des réctamnnts étaient alors absents, travail. Riel, avec l'avis que les métis étaient à

dant aux transnorts, jo ferais mieux de remettre ma] : ne . « a visité après Éaques, Jalors qu'ils seraient tous reve. signer cette pétition qui devait être

nus pour les semailles. Cest ce que je fs et fe | ensuite transmise au Secrétaire -d’Etat. 8 d'ici pour Batoche au commencement de mai. | Ce brouillon de pétition, sanf l’allégué qui

n ruute, j'arrétai à Grandin où je rencontrai is l'êre | : : André, lequel me dit qu'il m'attendait pour m'in. | réclamait pour les enfants des métis 'les-

former que lex babitants avaient tenu une série d’as- | 240 acres de terre, comme pour ceux du semblées dans-tout l’étublissement et qu'ils avaient Manitoba pe traitait entièrement e de. décri&, entre autres choues, de ne pas faire de de. n , que : rmandes d'inscriptions, pour leurs terres an bureau | Questions de politique publique. : Elle pard'ici, Après consultation avec lu, je crus devoir | Jait par example du prix des préemptions,. mm'assürer de ses services pour expliquer clairement | dé ]a méthode de disposer des homesteads:

aux habitants la nature de ma mission et pour leur . démontrer la futilité de leur résolution. “Erin avec | annulés, de la’) litique de demander des.

mol à Batoche, et dans une reunion got ent lien chez droits sur le.bois de construction, les. l'objet de ma visite, et leur conseilla de rodufré perches et le bois de chauffage. des jroits: des déclarations assermentèes au soutien de leurs Ationale. Fa qu vertu de 8 po ane reclamations.” ‘ nationgle;, dela question de permettre de ° ° " %s * * {[labourer. et cultiver les terres préemptées.

“* Dès l'année 1882, on me fit rmpport que certaines li ep P personnes intéresabes avalent conseillé à ces 8, au lieu des homesleads, de | opportunité demême à ceux qui s'étaient établis et réclamalent Jeurs | Compter aux acheteurs des lots de squatters termes conormément au syrtème d pentage dons en le: temps pendant. lequel . ces :.dérniers , n de leurs terres e h 6 . .

' “Cela pour une raison que j'ignore, à moins qne ce ne gat Re ces Kreess de la méthode ft punr forcer le gouvernement. À adopter un autre £ onner 1P8 enterprises es travaux pugrine d'apenage sur CAES de la mrire. b'ica et de fourmture d’approvisionnements les colons établis sur la rivière étalent alors peu dans 18 Nord-Ouest, des emplacements des nombreux ; ils n'étaient que 42 en tout, et sur ce | CUIDCES ublies, de 4 importance du chepombre, 24 anraient pu obtenir une inscription s'ils | min de fer de la baie d'Hudson, du sysavaient vonlu tème du vote-par scrutin qui.n’y-existait" “Conformément aux instructions que vous avez | pas, du système des licenses pour la vente

Se donier vil Le den ar veane lagon adjoint, | de liqueurs enivrahtes, de. ce que le gouvhabités pas les personnes mentionnées dans les listes | Ernment avait fait en 1870 pour les délé-

J, 2 ü et leur expliqua clairement les cinuses de | gnés du Manitoba, de ln nécessité d’établir

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