‹ Falkland, ou La conscience, drame en cinq actes et en proseChapitre 3 sur 58 · ANDREWS, TOM · texte numérisé non relu

ANDREWS, TOM

TOM

Vous voici donc des nôtres, M. Andrews?

ANDREWS

Oui, mon ami; l’évêque de Carlisle.(i) m’a nommé pour desservir la chapelle du château.

(r) Capitale dn Cumberland , au confluent de la rivière de Pétrill.

a. . FALKLAND. f

TOM

Je m'en réjouis; vous désiriez de revenir dans ces lieux qui vous ont vu naître, dites-vous.

Vingt années d’absence!... quel exil!

TOM

Si mylord vous eût connu, son choix eût précédé celui de l’évèque.

, ANDREWS

Peu-tétre.

TOM

Le chapelain Williams, que nous avons perdu, était l’ami de mylord Falkland, en même temps que son aumônier. Quel digne homme! Sa mort est un coup qui a sensiblement frappé notre maître. Ses vertus le faisaient respecter; son caractère le faisait chérir, fl ne fallait' rien moins que vous, M. Andrews, pour’ nous consoler de sa perte... mais j’ai peine à concevoir que vous vous soyez décidé à vous ensevelir dans cette seigneurie retirée , où nous vivons loin du commerce des hommes, vous, que j’ai vu, il y a dix ans, tant recherché, pour vos talents, de la belle compagnie de Londres!... Au surplus, nous revoyons toujours avec

plaisir les lieux où nous sommes nés Dites-moi

donc :• retrouvez-vous ici votre patrimoine, quelques parents , quelques amis , quelques compagnons de votre enfance ?

ANDREWS

Non , mon ami ; presque tout ce que j’ai dû chérir

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