‹ Famille Charles-Edouard Gagnon [microforme]Chapitre 7 sur 12 · PIERRE DE SICARD · texte numérisé non relu

PIERRE DE SICARD

“ Albany, le deuxième Juin 1778. ?”?

(1) Mademoiselle Henriette Gagnon, née le 25 novembre 1798, morte à la Rivière-du-Loup vers

(2) M. Durand était natif de Caen, en Normandie.

mère, de M. Pierre Sailly, membre du Congrès des Etats-Unis, (

De ce Mariage de M. Charles- Edouard Gagnon et de Dame Julie- Jeanne Durand, naquirent :

Pierre-Joseph-Antoine (14 mai 1827).

Marie-Reine-Bernardine (17 octobre

Charles-Bénigne-François (24 janvier 1831). ; Edouard-Léopold-Irénée (22 décembre 1832), Frédéric-Ærnest- A médée (7 novembre 1834).

Louis-Félix-Ado/phe (13 mai 1836).

Julie-Henriette-Zisaberh (31 décem-

bre 1838).

(1) M. Sailly était natif de l’ancienne province de Lorraine, en France.

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Charles-Arthur-Désiré (12 avril 1840).

Gustave-Adolphe-Mathurin (6 novembre 1842).

Tous sont nés à la Rivière-du-Loup (aujourd'hui Louiseville), dans le district des Trois-Rivières, province de Québec.

Les seuls survivants de cette nombreuse famille (au ler janvier 1898) sont :

Madame Gauvin (Bernardine Gagnon), MM. Ernest et Gustave Gagnon, de Québec; et M. Arthur

Gagnon, de Montréal.

Après la mort de sa femme, Dame Julia-Jane Durand, arrivée le 26 Junvier 1851, Monsieur C.-E. Gagnon demeura seul avec sa sœur et les

plus jeunes de ses enfants. Ceux-ci quittèrent l’un après l’autre la maison paternelle pour le collège ou le couvent, puis pour aller se fixer à Québec ou à Montréal. Sa fille Elise (Elisabeth}) lui dit adieu la dernière, en 1860, pour épouser M. Paul Letondal.

artiste, de Montréal. Il résolut alors de convoler en secondes noces, et, malgré son âge relativement avancé, il épousa la même année Mademoiselle Elodie Châlons, une personne un peu moins âgée que lui, fille de Monsieur T.-L. Châlons, natif de Boucherville, et cousine de sir Hip-

polyte Lafontaine, qui lui avait laissé une rente viagère. Cette deuxième femme de Monsieur C.-E. Gagnon

lui survécut de quelques années.

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Monsieur Charles-Edouard Gagnon fat pendant longtemps l'agent percepteur des Ursulines des Trois- Rivières à Louiseville, (C'était un notaire accompli. Il rédigeait ses actes avec clarté, et savait manier avec élégance les archaïsimes du bon vieux droit français. Il s’appliquait à régler les différends entre ceux qui s’adressaient à lui dans leurs contentions, et ne leur conseillait que bien rarement de recourir aux tribunaux pour obtenir justice.

Il s’exprimait correctement, grammaticalement, mais sans la moindre affectation.

Il possédait aussi la langue anglaise, et la parlait sans effort.

Il aimait singulièrement la poésie et la musique.

Dans les dernières années de sa

vie, il s'était fait l’ami de tous les enfants de son voisinage. Les petits écoliers connaissaient et aimaient ce bon vieillard, qui leur parlait toujours en souriant et remplaçait si aimablement les livres et les crayons

perdus,

Monsieur Charles-Edouard Gagnon rédigea lui-même son testament peu de temps avant sa mort. Dans ce document, plein de foi, de sagesse et de prévoyance patérnelle, il défend qu'on érige un monument à sa mémoire ; il demande que sa tombe soit surmontée d’une croix, et il ordonne que cette croix ne porte ni son nom, ni la date de sa mort, ni aucune

inscription.

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C’est dans le cœur de ses enfants que sa mémoire est à jamais gravée.

C'était un père tendre, un chrétien sincère. [l n'avait pas d’ambition, et estimait que la paix est le premier des biens dont on puisse jouir en ce monde.

Peu de jours avant sa mort, il disait à celui qui trace ces lignes : “ Je vois bien que je vais mourir, mais je suis résigné, et c’est là la moitié de la bataille.”

Nulle inquiétude de conscience ne troubla ses derniers moments, Sa mort fut “le soir d’un beau jour.”

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Pierre Gagnon et Renée Roger, de la province du Perche, en France, père et mère de Mathurin Gagnon, né en France, mort en Canada.

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Mathurin Gagnon et Françoise Godeau, mariés le 30 septembre 1647, au château-Richer (Canada), père et mère de Pierre Gagnon, baptisé le 8 septembre 1672.

Pierre Gagnon et Hélène Cloutier,

:() mariés le 28 février 1696, au Chà-

(1) Hélène Cloutier, trisaïeule de Ch.-Ed.

Gagnon, était petite-fille de Zacharie Cloutier — Maître Zacharie ”’ — dont il est question dans le Journal des Jésuites.

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teau-Richer, père et mère d’Augustin Gagnon, baptisé le 19 septembre 1698.

Augustin Gagnon et Félicité Simon dit Lapointe, mariés le 4 novembre 1727, au ‘Château-Richer, père et mère de Joseph Gagnon, baptisé le 2 octobre 1734.

Joseph Gagnon et Hélène Cazeau, ( mariés au Château-Richer, le 9 novembre 1762, père et mère d’Antoine Gagnon, né à Québec le ler janvier 1768.

Antoine Gagnon et Marie-Reine

(1) Hélène Cazeau, aïeule de Charles-Edouard Sagnon, était fille de Jean Cazeau, chirurgien au régiment de Béarn. Elle était la tante de Monseigneur Charles-Félix Cazeau, vicaire-général à Québec.

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Rimbault, ® mariés à la Rivière-du Loup (en haut) le 16 février 1795, père et mère de Charles-Edouard Gagnon, né à la Rivière-du-Loup le 8 septembre 1800.

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