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tagnes plus ou moins élevées, ce qui les grandit, c'est leur plus ou moins de conformité à la raison humaine ; car, comme le dit encore saint Thomas, c'est la raison, principe des actes humains, qui fait la qualité, Tespèce de l'objet. De là, si l'objet de l'acte renferme en soi une convenance à la raison, Tacte lui-même devient bon, comme l'acte de faire l'aumône à un pauvre. L'objet de l'aumône, c'est le soulagement des malheureux, ce qui est éminemment conforme à la raison.
Si, au contraire, l'objet a quelque répugnance à la raison, l'acte devient mauvais : comme celui de prendre le bien d'autrui.
Parfois, l'objet n'ayant ni conformité, ni répugnance à Tordre rationnel, l'acte reste indifférent : mais encore, peut-on élever ou transformer cet acte, et partant, son objet.
En outre de l'objet de chacun, que l'on ne peut bien connaître que par des relations paternelles, tendrement et sagement fami-
Hères, il en est d'autres qu'il faut proposer à la connaissance et à l'affection des enfants.
Nous les examinerons en détail dans ce même traité. Nous prendrons un à un les objets divers qui font de Tenfant l'homme parfait, le père de famille exemplaire, le citoyen accompli. Nous verrons comment le développement de l'idée de Dieu dans l'âme de l'enfant l'élève à une perfection d'autant plus haute que cette idée est plus développée en lui.