‹ Familles illustres de NormandieChapitre 22 sur 50 · LE COMTE PIERRE JI DE GRANCEY · texte numérisé non relu

LE COMTE PIERRE JI DE GRANCEY

GabrîelledeDamas-TbiaDges, comtesse de Boufigneuz, était fille de François de Damas , seigneur de Thianges y

etc., chevalier de TOrdre du roi, lieutenant des gendarmes du duc de Mayenne , gouverneur de INoyoïi et de Soissons , capitaine de cent hommes d'armes , et de Françoise Dyo.

Giaude-Léonor, marquis de Thianges , neveu de M"* de La Palu, fut le mari de la spirituelle marquise de Thianges , Gaîbfiélle de Rochechouart, sœur de Bl*** de Montespan (i).

Le comte de Grancey devint donc par son mariage cousin germain de la célèbre marquise et oncle à la mode de Bretagne de ses deux filles, les belles duchesses de NerersetdeSforza. Bussy-Rabutîn, allié des Huanges, devint aussi le parent du comte, auquel nous le verrons bientôt prêter son hôtel de Paris , dans une circonstance critique.

Âu bout de 7 ans et demi de mariage, Henriette de La Palu mourut en .décembre 1661 , au château de Grancey, laissant six enfonts au comte Pierre U.

Après trois ans de veuvage , celui-€Î épousait en secondes noces , le 14 août i 664 , par contrat passé devant les notaires d'Àuxonne, noble dame Anne de Bezançon, , fille de Bernard de Bezançon, seigneur du Plessis, conseiller ordinaire au Conseil d'État de la guerre , lieutenant général des années de Sa Majesté, son am-

niHie d*Ulel éa vA hm le Bod« et grand chamliellen de France, était pnésent , le 2S jdn 1857, ta contrat de mariege de BéraoUrDauphio, comte de denaont, afce Jeanne de Ferai*

(1) Lei Damât liaient d^ alUés anx ReehcehQnart» car Geoiget de Damas, trisahnl de la eooftteMe de Boulqrnens» avait épmué Jeanne de Bedhedwnait.

bassadeur à Venise , gouverneur d'Auxonne , etc. , et de noble dame Louise Damphoux de Vachères.

Les du Plessis-Bezançon étaient de même lamilie que les du Flessis de Richelieu, les du Plessis d'Argeotré, les du Plessis-Ltancourty de La Roche-Ouyon et de Ghfttillon.

Voici ce que mms avons pu recueillir sur cette famille.

Vers la fin des guerres de la Fronde , les Espagnols , jaloux de nos succès en Piémont et de l'appui que le duc de Sayoie pouvait nous fournir, tentèrent de grands efforts pour le détacher de notre cause. Leurs propositions firent tant d'impression sur le prince, que^ malgré les conseils de sa mère, cette fille de Henri le Grand, demeurée française de cœur, il était sur le point de rompre avec nous , lorsque la duchesse douairière envoya un courrier à la cour de France pour l'avertir du danger qui la menaçait. Il fut aussitôt résolu qu'on nommerait un ambassadeur extraordinaire auprès des cours d Italie pour conjurer le danger, s'il en était temps encore, et pour conclure une liîrue offensive et défensive avec les princes, en s'efforçant d'y faire entrer le duc de Savoie lui-même. Le choix de kl reine tomba sur du Plessifr-Bezançon. L'envoyé commença sa mission par Turin, où il fut assez* heureux pour renouveler le traité d^alliance dont on redoutait la rupture, en promettant au duc puur le printemps suivant un secours de 8,000 hommes , que le maréchal de Grancey devait commander et lui amena effectivement. ^

De Turin , du Piessis-Besançon se dirigea sur M antoue dont le duc , allié à la maison d'Autriche , fut plus

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