LE COMTE PIERRE H DE GRANGEY
difficile à gagner. Les Génois se montrèrent de meilleure composition, et quelques autres princes furent encore sollicités par lui avec des chances de succès diverses.
Du Pleasis-BezançoD , ambassadeur à Venise en 1658, legut une cbalne d*or du sénat de cette république (1).
En 1649, du Plessis-Besançon , conseiller d'État , maréchal de camp, fut envoyé par le roi à Rouen pour contre-balancer l'influence du duc de Longueville qui venait de se jeter dans le parti de la Fronde, (l Craignant, disait le roi, par la bouche de son envoyé, au Parlement de Normandie, que si ces magistrats n'estaient advertis de la conduite du duc , ils ne reçussent comme par le passé les advis et les ordres de ce prince, d'oii il pourrait arriver de grands mouvements nous vous enjoignons que vous n'ayez à y
déférer aucunement (2). »
La nouvelle comtesse de Grancey avait une sœur, du nom d'Hélène, dont Talliance éclipsa la sienne. Veuve de H. Le Brun, président au grand Conseil, elle épousa, en 4688 , le prince de Courtenai , veuf en 1676 de Marie de Bussi-Lamet. La famille de Courtenai remontait authentiqueraent et légitimement à Louis le Gros , roi de France , sans qu'elle ait jamais pu parvenir à faire consacrer officiellement cette illustre parenté. Cette branche de la maison royale avait pour» tant donné quatre empereurs à l'empire d'Orient. Un instant Mazarin avait son^é à faire recounaître ce Courtenai comme prince du sang, en lui donnant une de ses nièces en mariage, ii s'agissait de la belle Hor-
(tj BUmoùru de M. de Bordeaux, L III, pi 905 et niif.
(S) Floqoet, ff&loirc du Perfemetif d§ NommUêf C V, p. 180.
tense Mancini y devenue depuis duchesse de Mazarîn , dont la main avait été briguée par plusieurs souverains, au nombre desquels le roi Charles n d'Angleterre. La légèreté du jeune prince de Gourtenai , qui n'avait
alors que 20 ans , fît renoncer le cardinal à ce projet.
Le prince de Gourtenai, beau-frère du comte de Grancey, était tellement considéré comme de sang royal, qu'ayant perdu son fils ainé au dége de Mons, le roi alla le visiter en personne, oe qui fat fort remarqué (1).
Anne de Bezançon , seconde femme du comte de Grancey, mourut en couches à Paris , à 1 hôtel d'IIocquincourt, devenu la propriété de Pierre II , le 3 septembre 1672. Sept enfants étaient nés de cette seconde union. Nous parlerons bientôt de ces s^t enfiints et des six nés de la précédente.
Le troisième mariage du comte de Grancey eut un triste retentissement. S'il commença par une sorte de roman, il donna bientôt naissance à un interminable et assez scandaleux procès.
Dans les premiers mois de l'année 1672 , une dame de La Yallée-Gomé s'était retirée avec sa fille unique , âgée de 16 à 17 ans , dans Fabbaye de Gomer-Fontaine, dont était alors abbesse Marguerite de Médavy , sœur du maréchal et de l'archevêque de Rouen.
(i) Mituàn dê» Mdfom §aumdii*$ dê f JSiiro}» , par le P» BnlBer, 1. 1, p. 161, et MilMidrtf de SainbSiiWHii, t. XttU p. SS. U eit remarquable que le prince de GomleMi ait en poar protecteurs , au début comme au déclin de la carrière, les eardinani Mazarin et Dubois. C'est à ce dernier quMI dut de mourir dans une position de fortune digne de sa naissance. La fille unique de son second mariage afait épousé le marquis de Beauffiremont. Ibid», U XIII, p. 2&
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