‹ Fanatiques- l: Maximilien RobespierreChapitre 21 sur 27 · XXVI PRÉFACE · texte numérisé non relu

XXVI PRÉFACE

le sang et le cadavre, et vous avez un missionnaire de la bonne parole 1 En parlant de Robespierre, il faut voir la patrie mise en danger par sa secte et entendre sangloter la France, foulée de violences. Il faut savoir que la peur est dans les foyers, la terreur dans les âmes, l'insécurité partout. Il faut se sentir menacé par la délation, la haine et l'arbitraire féroce de la sans-culotterie. Il faut se représenter regorgement de vieillards, de femmes, d'enfants, et ne pas oublier que des familles heureuses et respectables sont décimées parla faux terrible. Il faut ouïr le déclic sinistre de la guillotine, et voir le sang humain couler comme dans un abattoir. Il faut être convaincu, enfin, que les droits de l'homme n'existent plus que pour les oppresseurs. Alors, au milieu de ces calamités, la responsabilité d'un citoyen qui y participe peut s'établir.

Cette question est encore posée aujourd'hui : Robespierre fut-il un monstre ou un martyr vertueux? D'aucuns sont dégagés de toute incertitude à cet égard. Miel sur les lèvres et fiel au cœur; amour dans les paroles et cruauté dans les actes, cela fait l'hjpocrisie et la scélératesse.

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