‹ Fanatiques- l: Maximilien RobespierreChapitre 22 sur 27 · PREFACE XXVII · texte numérisé non relu

PREFACE XXVII

Robespierre vertueux et apôtre ? Mais, disent-ils, il y a des guets-apens, du sang, des victimes, et la vertu ne trahit pas, et la vertu n'assassine pas. Sans doute, Robespierre, avec son air de petit-maître puritain, n'appartient pas à la bande des rudes bandits de septembre ou des brutes démagogiques qui trépignaient d'ivresse autour de Téchafaud. Mais, parce qu'il prenait, comme Buffon pour écrire, des manchettes pour précipiter ses semblables dans les fosses de la mort, serait-il moins coupable ? Ensuite, s'il ne frappe pas lui-même, s'il ne se barbouille pas de sang, n'est-il pas la pensée, la conscience, si l'on peut dire, le mauvais génie de la Terreur ? On peut reprocher des crimes particuliers à d'autres, lui, est responsable du système et le maître du fléau.

Oui, mais à cet agneau-ligre, d'autres opposeront le saint. Ceux-là vous diront que Maximilien fut irréprochable dans sa conduite privée, désintéressé et incorruptible dans sa vie publique ; et que, s'il combattit les ennemis du peuple et de la Révolution, ce fut avec la sainte colère d'un Gédéon Yerobaal, exterminant les ennemis de Dieu !

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