FANFAN, ANGÉLUS
FANFAN^ veDast s’appuyer sur l’épaule d’Angélus.
Angélus !
ANGÉLUS
Mon ami!
FANFAN
Eh bien, voyons, nous savons qu’elle est Versailles, au Château", puisque ce Fitz-Onnall y demeure. C’est déjà quelque chose.
ANGÉLUS
Oui, quelque chose qui m’épouvante! quelque chose qui m’exaspère !
FANFAN
Enfin, qu’est-ce qu’il t’a donc dit, ton ancien camarade du collège de Caen, ^vec qui, sans reproche, tu es resté deux grandes heures?
11 est un des secrétaires de M. de Soubise, et par conséquent au courant de tout ce (jui se passe à la cour.
FANFAN
Et qu’est-ce qu’il s’y passe donc d’intéressant pour nous, à la cour?
ANGÉLUS
Tu n’es pas sans savoir qu’un grand parti s’agite à Versailles, dont M. de Maurepas est le chef, et qui veut à tout prix renverser et remplacer madame de Pompadour, la favorite régnante?
FANFAN
Ma foi! non, je n'en savais rien, et je t’avoue que ça m’est égal. Je n’éprouve pas du tout le besoin de changer de maîtresse du roi!
ANGÉLUS
Mais ce que j’ai appris aujourd’hui et ce qui me remplit d’une