ACTE II
Ces pauvres riches peut-ôtre , parce qu'ils n’ont pas autre chose. Mais moi, je n’ai jamais eu seulement l’idee de me servir de ma bourse. 11 est vrai que je n’en ai pas. Fi de ce <|ui se paye! il n’y a de bon que ce qu’on a gratis! Est-ce qu’on achète l’amour, l’honneur, l’esprit, le bon cœur, la bonne grâce, la santé, la joie... et l’appétit? — Gordien! j’ai décidément trèsfaim! Allons! allons! mangeons ce qui nous reste de notre Normandie, et, après, tu n’auias qu’à me suivre ; Paris est à nous, et Versailles avec!
ANGÉLUS
Oui, ami, je m’abandonne a toi. Je monte chez nous écrire au père Fram;ois, je le lui ai promis, tu sais; et puis je reviens te prendre.
Et ta part de pommes?
ANGÉLUS, montanl l'cscalier.
Je n’ai besoin de rien. Merci, (n Aisparait.)
FANFAN
Ah! ces amoureux! Qui dort dîne, mais qui aime déjeune!