ACTE IV
M A U R E P A S, redressant la tête.
Fitz-OnnallI
FITZ-ONNALL.
Comment! tous en doutez encore?
FANFAN
Eh bien ! franchement, un peu.
FITZ-ONNALL.
Eh I mais, ce matin, je vous en ai apporté la preuve.
Oui, seulement vous ne me l'avez pas montrée.
MAUREPAS
Monsieur de Fitz-Ouoall!...
FITZ-ONNALL, à Maurepos»
Cette preuve, monsieur, la voici : une lettre de la marquise de la Tour-d*Avon, (àFanfan.) de votre mère, — qui constate et raconte la naissance de son fils.
MAUREPAS, lui prenant la lettre des mains.
Ah! voyons.
FANFAN
Oh ! je crois à cette lettre, je crois à la naissance de ce fils. Mais qu'est-ce qui démontre que ce fils, c'est moi?
FITZ-ONNALL, inquiet, l'œil fixé sur la let.re.
C'est... c'est une circonstance, — ignorée de vous-même peut-être, — qui m'a été révélée, par hasard, sur vous, — et que j'ai rapprochée des indices fournis par cette lettre.
MAUREPAS, parcourant des yeux la lettre.
Oui, ce collier, n'est-ce pas? La mère, en se séparant de son enfant, lui avait passé au cou un chapelet...
FANFAN
Un chapelet !
ItS FANFAN LA TULIPE.
MAUBBPAS.
Un chapelet en émail florentin, portant gravés ces mots : Angeluê Domini nunliavit Mariœ.
PANFAN.
Dieu du ciell mais alors, cet enfant c'est... (s'anéUBt arec •ftoi;èi«i-«éBe.} Mou Angélos! il le taeraitl... il le taeraiti
MACBEPAS.
C'est, dites-vous?...
FANFAN
Eh bien, c'est moi évidemment... (Tirant le chapelet.} Puisque voilà le chapelet!
FITZ-ONNALL, reculant terrifié.
Ah!
MAUREPAS
A la bonne heure!
FANFAN, àFitx-OnnaU.
A votre tour, qu'est-ce qui vous étonne?
FITZ-ONNALL.
Moi? rien.
FANFAN
Vous m'avez convaincu, merci! Je reprends cette lettre, je garde ce chapelet, je revendique ce nom, ce rang, ces droits, — et vous allez voir comme je m'en vais les défendre !