‹ Fanfan la TulipeChapitre 80 sur 126 · ACTE V · texte numérisé non relu

ACTE V

voir cet insolent personnage, armé de son droit d'aînesse, permettre à cette petite fille de nous tenir en échec et de différer sans cesse ce mariage. Mais en voilà assez! son contrat avec le marquis sera signé aujourd'hui; sinon, il le sera avec moi demain.

MAUREPAS

Demain? fort bieni Demain il sera trop tard.

Que voulez-vous dire?

IIAUREPAS.

Je vous ai montré la lettre que j'ai reçue d'Honorin hier. Samedi matin, madame de Pompadour était à Choisy, où elle s'occupait avec affectation des apprêts de cette fête...

FITZ-ONNALL, ricanant.

Oui, qui doit célébrer la future victoire du roi... Une flatterie préventive !

MAUREPAS

Attendez. Un nouveau courrier m'arrive à l'instant. Samedi soir, la marquise quittait secrètement Choisy ; elle a dû entrer aujourd'hui en Flandre. Le roi vient de transporter ses quartiers au moulin de Lawfeld ; elle va tomber, ce soir ou cette nuit, au nouveau logement du roi, comme un coup de foudre.

FITZ-ONNALL.

j^me ^Q Pompadour au camp! oh !... — Et que dit le roi?

MAUREPAS

Le roi n'est informé de rien. Elle compte sur la surprise. Et, en effet, sa présence, ce voyage, cette étrange preuve d'amour, vont sans doute lui rendre tout son pouvoir. Eli bien, dites, la partie est-elle perdue?

FITZ-ONNALL.

Ah I c'est à se damner I... — Le maréchal de Saxe !

i%i FANFAN LA TULIPE.

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