DE L'ARTILLERIE
pour les crever? Et combien d'aunes de boudin en sortait-il à l'heure du massacre?
Et le fait est qu'ils sont tous morts, remarquez bien ceci. .. Ils se seront entre-tués !
Maintenant il est juste de dire que la plupart de ces armures étaient plutôt des ornements de parade que des armes défensives. Les tournois étaient l'occasion d'un déploiement de faste : les seigneurs de la cour n'épargnaient rien pour y paraître avec un éclat digne de leur rang et de la grandeur des souverains devant lesquels se donnaient ces fêtes, et il n'était pas rare de voir nu. des jouteurs dépenser toute sa fortune jusqu'au dernier écu pour s'équiper lui et sa maison.
La guerre n'avait pas été non plus abaissée au caractère scientilique et presque industriel qu'elle affecte de nos jours. Les ariAures de bataille étaient des merveilles d'art, comme les combats des chevaliers étaient des épopées.
Ce que nous appelons la tenue de campagne, ce négligé de voyage el d'ambulance auquel on réduit aujourd'hui l'uniforme du combattant, ferait honte à ces preux : ils ne marchaient à l'ennemi qu'en habits de fête, avec des panaches, des bannières, et tout ce qui pouvait attirer la vue et donner à leur allure un air de défi.
Cette manière de comprendre les choses a