‹ Fantin-Latour, sa vie et ses amitiésChapitre 11 sur 61 · I. Lettre à ses parents, du 12 septembre · texte numérisé non relu

I. Lettre à ses parents, du 12 septembre

, 2. Lettre à Edwards, du 24 octobre 1864.

Là VIE ET LA CA K H 1ÈRE DU PEINTRE.

chait d’avoir quitté trop brusquement, sans être allé le remercier, après toutes les amabilités qu’il avait reçues de lui à Londres, et pour réparer « sa grossièreté », il se met à la disposition du voyageur; il le promène et le conduit partout: au Louvre, au Luxembourg, chez Manet, chez Courbet, à l’Exposition de Delacroix, etc., sans jamais se lasser de répondre à toutes les explications que l’étranger lui demande. « Il m’a fait entendre que, pour moi, je ne faisais rien d'assez achevé. Cela est vrai, je le sens bien, mais je le sens : on ne doit faire que comme l’on peut. Je suis trop irritable, trop changeant, mais j’aurai peut-être les bénéfices de mon organisation. On ne se refait pas1. »

Bref, lorsqu’il eut fini de flâner, de courir Paris en tout sens, allant chez Manet où il dîne avec Bracquemond, Cordier et Duranty, puis chez ce dernier, où il parle en exalté et se rend compte qu’on doit le croire « un peu fou », il se remet au travail, il entreprend un grand tableau où il groupe des amis, pensant faire ainsi le pendant de son Hommage à Delacroix, un tableau que Whistler, tout heureux d’y figurer au premier plan, en costume japonais, déclarait d’avance splendide, un tableau : le Toast, qui causa au peintre une peine infinie et dont il fut si mal satisfait, quand il le vit au Salon de 1805, qu'il le détruisit sur l’heure et n’en conserva que de modestes fragments. « Voilà à la pendule minuit qui sonne, avait-il écrit à ses amis de Sunbury le 31 décembre 1801. Allons! voilà 04 fini, fini! 1805, 1805; que diable qu’est-cc

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