‹ FantochesChapitre 16 sur 18 · LE GRAND FRÈRE · texte numérisé non relu

LE GRAND FRÈRE

ÉooUABO. — Voyons, voyons...

Amédée. — Mais si, mais si, vous êtes un chic type, là, un \Tai! Mm, j'aime ça les chic types!

Edouard. — {compUtement ahuri par cette amabilUé) Vous êtes trop gentil!...

I^ouisETTt;. — (remarqunnt non eane effroi lee privenanctê de ton frère et croyant à une *' salé blague") Amédée, tu mets Edouard dans l'embarras !

Amédée. — Pas le moins du monde! Je ne lui ai jamais dit ça parce que je n'en ai pas trouvé l'occasion. Voilà!

ft^DouABD. — Ce cher Ainétiée!

Kmédék. — Ce cher Edouard!

{i'n tempe)

VuÉDÉE.— Ah! ça, Louisettc, nous avons commis une erreur impardonnable! Nou« recevons Edouard vi nouA n'avou» ni gbcrs ni gâteaux, ni rien du tout!.. .Je suis allé faire un tour à la cuisine, il n'y a rien!

l^uiHRTTC. — Tu es sûr dt? ce que tu dis?

Amédée. — Je viens de le constater moi-raônu*.

IxjriMKTTE. — <)h! c'eut ' ^^rint! Mon cher

Edouard, je ne sait» ' mVxcuiier au-

près de vouM...

Amédée. — Ta m ta la!.. . fc«l«'u..i>t *ii mutcuuipagner jusqu'à 1» pharmacie du coin.

I>oi;i8rrTK. — Mai« non. mais non! Tu peux y aller tout ««ulî

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Édouabd. — (empressé) Si vous voulez que je..' Amédée. — Nous y allons tous les deux!

LouisETTE. — Voyons Amédée, ee n'«»t \mn prw-

siblc...

AMéDÉE. — {bas, à Louisettc) N mr^isn- |)as: lu

sais que maman no vont pa.«» que je te laisse

seule avec lui.

L0UI8ETTE. — (bas, à son Jrcre) (»!;' i|( wv r,: !■ h! Amédée. — {mhne jeu) Et si, peii.lani », ^ .i. a\ minutes, elle entrait subitement, c'est moi, qui

serais attrapé!

LouisETTE. — {même jeu) C'est vrai...

Amédée. — Vous venes, n'est-ce pas, Druiuont?

C'est l'affaire d'un instant.

L0UI8ETTE. — Prenez un parapluie!

Edouard. — Merci, mademoiselle Louisette...

merci! J'ai bien chaud.. .c'est effrayant comme

j'ai chaud!

Amédée. — {le poussant dehors) Oui, oui. Dépé-

chons-nous!...

{Ils sortent. Arrives au coin où «0 trouot la pharmacie Sodium: ^'Remèdes, Glaces, Parfums, Chocolats", ils s'arrêtent. Edouard veut êntnr dans le magasin.)

Amédée. — Un instant, mon cher Edouard!

Edouard. — Vous n'entrez pas?

Amédée. — Non.

Edouard. — Vous allez demeurer sur le trottoir?

Amédéb. — Non.

LE GRAND FRÈRK 127

Edouard. — Mais...

Amédée. — Mon cher Edouard, voub ne voua imaginei pas que j'ai réuasi à vous faire sortir de la maison dans le simple but de faire l'achat de glacea et de gâteaux?

Édouahd. — Cependant...

Améobe. — Non. VouM ailes comprendre. Je suis chargé par mes part'iits de monter la garde dans le salon, chaque fois que vous venea rendre visite à Louisette. .

Edouard. — Monter la garde?

Amédée. — Parfaitement. Vous ru* voudries pas, qu'une foi» délivré de cotte corvée, je vous ramène chca moi pour recommencer une surveillance qui me liarbe?

Edouard. — Vous ne voules pas retourner?

Amédée. — Non.

Edouard. — Alors, je vais retourner seul!

Amédée.— Voufl ne fcrcs pas ça! Je vous emmène bien gentiment prendre un bock au Café d* la f'ivandirre, et nous irons terminer la soirée aux Jardins Éf^yptirns\

Edouard.— 10» Louisette?

Amédée« — J'avoue que c'est un peu délicat... V ' xmves pas lui raconter une his-

I demain, vous êtes le dernier

i. - idiot*!

1 i".i \îMt ' ' lou!

.\mki>kk. \ de phraiH'it! Suives-moi,

mon cher Edouard.

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(// /« force à prendre un taxi.)

liOiîisETTE.— ' ' nt la pendule du italon)

Voilà une i iu'ils sont partis! Une heure

pour aller chercher des giteaux et des glaces h la pharnmcio qui est tout près!... C'est aaseï curieux!... Am^-déc m'a affirmé qu'il reviendrait au bout de quelques minutes. Est-ce qu'il leur serait arrivé un accident?... J'ai un peu soif!

(Elle va dans la cuisine, outre une armoire pour prendre un verre et découvre en même temp$ let glaces, les gâteaux, cachés au fond de Varmoire)

Par exemple Î...UI1! c'est <^ï>ouvantable, c'est atroce, c'est à devenir folle !...Amédée s'est moqué de moi! Il a emmené mon Edouard, mon cher petit Edouard!!

{Elle se met à pleurer, prenant à témoin de son malheur tous les objets de la cuisine.

{Onu krures.)

Monsieur et Madame Ronckonoi t •^urui.

Ils trouvent Louisette seule, assise sur un eanapét lisant le **Guide des Amoureux."

Madame ItoNCHONOT. — Bonsoir, fillette! Tu as passé \me bonne soirée?

{Silence)

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MoKsiKUR RoNCBONOT. — Et Auiédéc ? Il est allé reconduire le jeune Dnimont?

Louiarrre.— ({ef yeux êecs, (m lèwres tnauoaùes)

Oui... oui... c'est ça! Il est «lié reeooduire le jeune

Druniont !

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